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Examen national 2011 — Session normale

2BAC PC SVT · Mathématiques

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Examen national du baccalauréat — Session normale 2011

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales (toutes options) et Sciences et Technologies Code NS 22 — Durée : 3 h — Coefficient : 7

L’utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée.

DomaineBarème
Exercice 1Équations et inéquations logarithmiques2,5 points
Exercice 2Suites numériques3 points
Exercice 3Nombres complexes5 points
Exercice 4Étude de fonctions et calcul intégral9,5 points

Exercice 1 — Équations et inéquations logarithmiques (2,5 points)

1.a. (0,5 pt) Résoudre dans R\mathbb{R} l’équation : x2+4x−5=0x^{2}+4x-5=0.

Voir la solution

Δ=16+20=36=62\Delta=16+20=36=6^{2}. Les solutions sont x1=−4−62=−5,x2=−4+62=1.x_{1}=\dfrac{-4-6}{2}=-5,\qquad x_{2}=\dfrac{-4+6}{2}=1. Donc S={−5 ; 1}S=\{-5\,;\,1\}.

1.b. (1 pt) Résoudre dans l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[ l’équation : ln⁡(x2+5)=ln⁡(x+2)+ln⁡(2x)\ln(x^{2}+5)=\ln(x+2)+\ln(2x).

Voir la solution

Pour x>0x>0, on a x+2>0x+2>0 et 2x>02x>0, donc les logarithmes sont définis. Alors ln⁡(x2+5)=ln⁡(x+2)+ln⁡(2x)  ⟺  ln⁡(x2+5)=ln⁡(2x(x+2))  ⟺  x2+5=2x(x+2),\ln(x^{2}+5)=\ln(x+2)+\ln(2x)\iff\ln(x^{2}+5)=\ln\bigl(2x(x+2)\bigr)\iff x^{2}+5=2x(x+2), d’où x2+5=2x2+4xx^{2}+5=2x^{2}+4x, soit x2+4x−5=0x^{2}+4x-5=0.

D’après 1.a., x=−5x=-5 ou x=1x=1. Or x>0x>0, donc x=1x=1.

S={1}S=\{1\}.

2. (1 pt) Résoudre dans l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[ l’inéquation : ln⁡x+ln⁡(x+1)⩾ln⁡(x2+1)\ln x+\ln(x+1)\geqslant\ln(x^{2}+1).

Voir la solution

Pour x>0x>0, on a x+1>0x+1>0 et x2+1>0x^{2}+1>0. Alors ln⁡x+ln⁡(x+1)⩾ln⁡(x2+1)  ⟺  ln⁡(x(x+1))⩾ln⁡(x2+1)  ⟺  x(x+1)⩾x2+1,\ln x+\ln(x+1)\geqslant\ln(x^{2}+1)\iff\ln\bigl(x(x+1)\bigr)\geqslant\ln(x^{2}+1)\iff x(x+1)\geqslant x^{2}+1, d’où x2+x⩾x2+1x^{2}+x\geqslant x^{2}+1, soit x⩾1x\geqslant1.

Comme x>0x>0, on obtient S=[1,+∞[S=[1,+\infty[.

Exercice 2 — Suites numériques (3 points)

On considère la suite numérique (un)(u_{n}) définie par : u0=1u_{0}=1 et un+1=un5+8unu_{n+1}=\dfrac{u_{n}}{5+8u_{n}} pour tout nn de N\mathbb{N}.

1. (0,5 pt) Montrer par récurrence que un>0u_{n}>0 pour tout nn de N\mathbb{N}.

Voir la solution

Montrons par récurrence que, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N}, un>0u_{n}>0.

Initialisation. u0=1>0u_{0}=1>0. La propriété est vraie au rang 00.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. Supposons un>0u_{n}>0. Alors 8un>08u_{n}>0, donc 5+8un>5>05+8u_{n}>5>0, et le quotient un+1=un5+8unu_{n+1}=\dfrac{u_{n}}{5+8u_{n}} est strictement positif.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : un>0u_{n}>0.

2. On pose : vn=1un+2v_{n}=\dfrac{1}{u_{n}}+2 pour tout nn de N\mathbb{N}.

2.a. (1,5 pt) Montrer que (vn)(v_{n}) est une suite géométrique de raison 55 puis exprimer vnv_{n} en fonction de nn.

Voir la solution

D’après 1., un>0u_{n}>0 pour tout nn, donc vnv_{n} est bien défini.

Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. On a vn+1=1un+1+2=5+8unun+2=5un+8+2=5un+10=5(1un+2)=5vn.v_{n+1}=\frac{1}{u_{n+1}}+2=\frac{5+8u_{n}}{u_{n}}+2=\frac{5}{u_{n}}+8+2=\frac{5}{u_{n}}+10=5\left(\frac{1}{u_{n}}+2\right)=5v_{n}. Donc (vn)(v_{n}) est géométrique de raison 55, de premier terme v0=1u0+2=1+2=3v_{0}=\dfrac{1}{u_{0}}+2=1+2=3.

Par suite, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : vn=3×5nv_{n}=3\times5^{n}.

2.b. (1 pt) Montrer que un=13×5n−2u_{n}=\dfrac{1}{3\times5^{n}-2} pour tout nn de N\mathbb{N} puis calculer la limite de la suite (un)(u_{n}).

Voir la solution

De vn=1un+2v_{n}=\dfrac{1}{u_{n}}+2 on tire 1un=vn−2\dfrac{1}{u_{n}}=v_{n}-2, donc un=1vn−2=13×5n−2pour tout n∈N.u_{n}=\frac{1}{v_{n}-2}=\frac{1}{3\times5^{n}-2}\qquad\text{pour tout }n\in\mathbb{N}. Comme 5>15>1, on a lim⁡n→+∞5n=+∞\lim_{n\to+\infty}5^{n}=+\infty, d’où lim⁡n→+∞un=0\lim_{n\to+\infty}u_{n}=0.

Exercice 3 — Nombres complexes (5 points)

1. (1 pt) Résoudre dans l’ensemble des nombres complexes C\mathbb{C} l’équation : z2−18z+82=0z^{2}-18z+82=0.

Voir la solution

Δ=(−18)2−4×1×82=324−328=−4=(2i)2\Delta=(-18)^{2}-4\times1\times82=324-328=-4=(2i)^{2}. Les solutions sont z1=18−2i2=9−i,z2=18+2i2=9+i.z_{1}=\frac{18-2i}{2}=9-i,\qquad z_{2}=\frac{18+2i}{2}=9+i. Donc S={9−i ; 9+i}S=\{9-i\,;\,9+i\}.

2. On considère, dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u⃗,v⃗)(O,\vec{u},\vec{v}), les points AA, BB et CC d’affixes respectives : a=9+ia=9+i, b=9−ib=9-i et c=11−ic=11-i.

2.a. (1 pt) Montrer que c−ba−b=−i\dfrac{c-b}{a-b}=-i puis en déduire que le triangle ABCABC est rectangle isocèle en BB.

Voir la solution

c−b=(11−i)−(9−i)=2,a−b=(9+i)−(9−i)=2i,c-b=(11-i)-(9-i)=2,\qquad a-b=(9+i)-(9-i)=2i, donc c−ba−b=22i=1i=−i\dfrac{c-b}{a-b}=\dfrac{2}{2i}=\dfrac{1}{i}=-i.

  • ∣c−ba−b∣=∣−i∣=1\left|\dfrac{c-b}{a-b}\right|=|-i|=1, donc BCBA=1\dfrac{BC}{BA}=1, soit BA=BCBA=BC.
  • arg⁡(c−ba−b)≡arg⁡(−i)≡−π2 [2π]\arg\left(\dfrac{c-b}{a-b}\right)\equiv\arg(-i)\equiv-\dfrac{\pi}{2}\ [2\pi], donc (BA→,BC→^)≡−π2 [2π]\left(\widehat{\overrightarrow{BA},\overrightarrow{BC}}\right)\equiv-\dfrac{\pi}{2}\ [2\pi].

Le triangle ABCABC est donc rectangle isocèle en BB.

Remarque (coquille de la version dactylographiée MTM-Group) : elle écrit a−bc−b=−i\dfrac{a-b}{c-b}=-i ; le sujet officiel porte c−ba−b=−i\dfrac{c-b}{a-b}=-i.

2.b. (0,5 pt) Donner une forme trigonométrique du nombre complexe 4(1−i)4(1-i).

Voir la solution

∣4(1−i)∣=41+1=42|4(1-i)|=4\sqrt{1+1}=4\sqrt{2} et 1−i=2(22−i22)=2(cos⁡(−π4)+isin⁡(−π4))1-i=\sqrt{2}\left(\dfrac{\sqrt{2}}{2}-i\dfrac{\sqrt{2}}{2}\right)=\sqrt{2}\left(\cos\left(-\dfrac{\pi}{4}\right)+i\sin\left(-\dfrac{\pi}{4}\right)\right). Donc 4(1−i)=42(cos⁡(−π4)+isin⁡(−π4)).4(1-i)=4\sqrt{2}\left(\cos\left(-\dfrac{\pi}{4}\right)+i\sin\left(-\dfrac{\pi}{4}\right)\right).

2.c. (1 pt) Montrer que : (c−a)(c−b)=4(1−i)(c-a)(c-b)=4(1-i) puis en déduire que : AC×BC=42AC\times BC=4\sqrt{2}.

Voir la solution

(c−a)(c−b)=((11−i)−(9+i))((11−i)−(9−i))=(2−2i)⋅2=4(1−i).(c-a)(c-b)=\bigl((11-i)-(9+i)\bigr)\bigl((11-i)-(9-i)\bigr)=(2-2i)\cdot2=4(1-i). En passant aux modules : ∣(c−a)(c−b)∣=∣4(1−i)∣  ⟺  ∣c−a∣ ∣c−b∣=42  ⟺  AC×BC=42.|(c-a)(c-b)|=|4(1-i)|\iff |c-a|\,|c-b|=4\sqrt{2}\iff AC\times BC=4\sqrt{2}.

2.d. (1,5 pt) Soit zz l’affixe d’un point MM du plan et z′z' l’affixe du point M′M' image de MM par la rotation RR de centre BB et d’angle 3π2\dfrac{3\pi}{2}. Montrer que : z′=−iz+10+8iz'=-iz+10+8i puis vérifier que l’affixe du point C′C' image du point CC par la rotation RR est 9−3i9-3i.

Voir la solution

z′−b=ei3π2(z−b)=−i(z−b)z'-b=e^{i\frac{3\pi}{2}}(z-b)=-i(z-b), donc z′=−i(z−b)+b=−iz+ib+b=−iz+i(9−i)+9−i=−iz+9i+1+9−i=−iz+10+8i.z'=-i(z-b)+b=-iz+ib+b=-iz+i(9-i)+9-i=-iz+9i+1+9-i=-iz+10+8i.

Pour CC : c′=−i(11−i)+10+8i=−11i−1+10+8i=9−3ic'=-i(11-i)+10+8i=-11i-1+10+8i=9-3i.

Exercice 4 — Étude de fonctions et calcul intégral (9,5 points)

Partie I

On considère la fonction gg définie sur R\mathbb{R} par : g(x)=(1−x)ex−1g(x)=(1-x)e^{x}-1.

I.1.a. (0,5 pt) Montrer que : g′(x)=−xexg'(x)=-xe^{x} pour tout xx de R\mathbb{R}.

Voir la solution

g′(x)=−ex+(1−x)ex=ex(−1+1−x)=−xexg'(x)=-e^{x}+(1-x)e^{x}=e^{x}\bigl(-1+1-x\bigr)=-xe^{x} pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}.

I.1.b. (0,75 pt) Montrer que la fonction gg est décroissante sur [0,+∞[[0,+\infty[ et croissante sur ]−∞,0]]-\infty,0] et vérifier que g(0)=0g(0)=0.

Voir la solution

Comme ex>0e^{x}>0 pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}, le signe de g′(x)=−xexg'(x)=-xe^{x} est celui de −x-x.

  • Sur [0,+∞[[0,+\infty[ : −x⩽0-x\leqslant0, donc g′(x)⩽0g'(x)\leqslant0 : gg est décroissante sur [0,+∞[[0,+\infty[.
  • Sur ]−∞,0]]-\infty,0] : −x⩾0-x\geqslant0, donc g′(x)⩾0g'(x)\geqslant0 : gg est croissante sur ]−∞,0]]-\infty,0].

g(0)=(1−0)e0−1=0g(0)=(1-0)e^{0}-1=0.

I.2. (0,5 pt) En déduire que : g(x)⩽0g(x)\leqslant0 pour tout xx de R\mathbb{R}.

Voir la solution

gg admet un maximum en x=0x=0 (croissante avant, décroissante après) et g(0)=0g(0)=0, donc pour tout x∈Rx\in\mathbb{R} : g(x)⩽g(0)=0g(x)\leqslant g(0)=0.

Partie II

Soit ff la fonction numérique définie sur R\mathbb{R} par : f(x)=(2−x)ex−xf(x)=(2-x)e^{x}-x, et soit (C)(C) la courbe représentative de la fonction ff dans un repère orthonormé (O;i⃗;j⃗)(O;\vec{i};\vec{j}) (unité : 1 cm1\,\text{cm}).

II.1.a. (0,5 pt) Montrer que : lim⁡x→+∞f(x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=-\infty.

Voir la solution

f(x)=(2−x)ex−xf(x)=(2-x)e^{x}-x. Or lim⁡x→+∞(2−x)=−∞\lim_{x\to+\infty}(2-x)=-\infty et lim⁡x→+∞ex=+∞\lim_{x\to+\infty}e^{x}=+\infty, donc lim⁡x→+∞(2−x)ex=−∞\lim_{x\to+\infty}(2-x)e^{x}=-\infty ; de plus lim⁡x→+∞(−x)=−∞\lim_{x\to+\infty}(-x)=-\infty. Ainsi lim⁡x→+∞f(x)=−∞\lim_{x\to+\infty}f(x)=-\infty.

II.1.b. (0,75 pt) Montrer que : lim⁡x→+∞f(x)x=−∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{f(x)}{x}=-\infty puis en déduire que la courbe (C)(C) admet une branche parabolique au voisinage de +∞+\infty dont on précisera la direction.

Voir la solution

f(x)x=(2−x)exx−1=(2−x)exx−1.\frac{f(x)}{x}=\frac{(2-x)e^{x}}{x}-1=(2-x)\frac{e^{x}}{x}-1. Or lim⁡x→+∞(2−x)=−∞\lim_{x\to+\infty}(2-x)=-\infty et lim⁡x→+∞exx=+∞\lim_{x\to+\infty}\dfrac{e^{x}}{x}=+\infty, donc lim⁡x→+∞f(x)x=−∞\lim_{x\to+\infty}\dfrac{f(x)}{x}=-\infty.

La courbe (C)(C) admet donc une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées au voisinage de +∞+\infty.

II.2.a. (0,75 pt) Montrer que : lim⁡x→−∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=+\infty puis calculer lim⁡x→−∞[f(x)+x]\displaystyle\lim_{x\to-\infty}\bigl[f(x)+x\bigr]. (on rappelle que : lim⁡x→−∞xex=0\lim_{x\to-\infty}xe^{x}=0).

Voir la solution

f(x)=2ex−xex−xf(x)=2e^{x}-xe^{x}-x. Or lim⁡x→−∞ex=0\lim_{x\to-\infty}e^{x}=0 et lim⁡x→−∞xex=0\lim_{x\to-\infty}xe^{x}=0, donc lim⁡x→−∞(2ex−xex)=0\lim_{x\to-\infty}(2e^{x}-xe^{x})=0 et lim⁡x→−∞(−x)=+∞\lim_{x\to-\infty}(-x)=+\infty, d’où lim⁡x→−∞f(x)=+∞\lim_{x\to-\infty}f(x)=+\infty.

f(x)+x=2ex−xex,lim⁡x→−∞(f(x)+x)=0.f(x)+x=2e^{x}-xe^{x},\qquad\lim_{x\to-\infty}\bigl(f(x)+x\bigr)=0.

II.2.b. (0,25 pt) Montrer que la droite (D)(D) d’équation y=−xy=-x est une asymptote à la courbe (C)(C) au voisinage de −∞-\infty.

Voir la solution

lim⁡x→−∞(f(x)−(−x))=lim⁡x→−∞(f(x)+x)=0\lim_{x\to-\infty}\bigl(f(x)-(-x)\bigr)=\lim_{x\to-\infty}\bigl(f(x)+x\bigr)=0, donc (D):y=−x(D):y=-x est asymptote à (C)(C) au voisinage de −∞-\infty.

II.3.a. (0,5 pt) Montrer que : f′(x)=g(x)f'(x)=g(x) pour tout xx de R\mathbb{R}.

Voir la solution

f′(x)=−ex+(2−x)ex−1=ex(−1+2−x)−1=(1−x)ex−1=g(x)f'(x)=-e^{x}+(2-x)e^{x}-1=e^{x}(-1+2-x)-1=(1-x)e^{x}-1=g(x).

II.3.b. (0,25 pt) Interpréter géométriquement le résultat : f′(0)=0f'(0)=0.

Voir la solution

f′(0)=g(0)=0f'(0)=g(0)=0 : la courbe (C)(C) admet une tangente horizontale au point d’abscisse 00 (c’est-à-dire au point (0,f(0))=(0,2)(0,f(0))=(0,2)).

II.3.c. (0,5 pt) Montrer que la fonction ff est strictement décroissante sur R\mathbb{R} puis dresser le tableau de variations de la fonction ff.

Voir la solution

D’après I.2., g(x)⩽0g(x)\leqslant0 pour tout x∈Rx\in\mathbb{R}, et gg n’est pas identiquement nulle sur un intervalle (elle s’annule seulement en 00). Donc f′(x)=g(x)⩽0f'(x)=g(x)\leqslant0 et ff est strictement décroissante sur R\mathbb{R}.

xx−∞-\infty+∞+\infty
f′(x)f'(x)−-
f(x)f(x)+∞+\infty↘\searrow−∞-\infty

II.4. (0,5 pt) Montrer que l’équation f(x)=0f(x)=0 admet une solution unique α\alpha dans R\mathbb{R} et que 32<α<2\dfrac{3}{2}<\alpha<2 (on admettra que e3/2>3e^{3/2}>3).

Voir la solution

ff est continue et strictement décroissante sur R\mathbb{R}, avec lim⁡x→−∞f(x)=+∞\lim_{x\to-\infty}f(x)=+\infty et lim⁡x→+∞f(x)=−∞\lim_{x\to+\infty}f(x)=-\infty, donc f(R)=Rf(\mathbb{R})=\mathbb{R} et l’équation f(x)=0f(x)=0 admet une unique solution α∈R\alpha\in\mathbb{R}.

f(32)=12e3/2−32=12(e3/2−3)>0f\left(\dfrac{3}{2}\right)=\dfrac{1}{2}e^{3/2}-\dfrac{3}{2}=\dfrac{1}{2}\bigl(e^{3/2}-3\bigr)>0 (car e3/2>3e^{3/2}>3) et f(2)=(2−2)e2−2=−2<0f(2)=(2-2)e^{2}-2=-2<0. Comme ff est strictement décroissante, 32<α<2\dfrac{3}{2}<\alpha<2.

II.5.a. (0,5 pt) Résoudre dans R\mathbb{R} l’équation f(x)+x=0f(x)+x=0 et en déduire que (C)(C) et (D)(D) se coupent au point A(2 ; −2)A(2\,;\,-2).

Voir la solution

f(x)+x=0  ⟺  (2−x)ex=0  ⟺  2−x=0  ⟺  x=2f(x)+x=0\iff(2-x)e^{x}=0\iff2-x=0\iff x=2 (car ex≠0e^{x}\neq0). Or f(2)=−2f(2)=-2, donc (C)(C) et (D)(D) se coupent en A(2,−2)A(2,-2).

II.5.b. (0,25 pt) Étudier le signe de f(x)+xf(x)+x sur R\mathbb{R}.

Voir la solution

f(x)+x=(2−x)exf(x)+x=(2-x)e^{x} et ex>0e^{x}>0 pour tout xx, donc le signe de f(x)+xf(x)+x est celui de 2−x2-x :

xx−∞-\infty22+∞+\infty
f(x)+xf(x)+x++00−-

II.5.c. (0,25 pt) En déduire que (C)(C) est au-dessus de (D)(D) sur ]−∞ ; 2[]-\infty\,;\,2[ et en-dessous de (D)(D) sur ]2 ; +∞[]2\,;\,+\infty[.

Voir la solution

Sur ]−∞,2[]-\infty,2[ : f(x)+x>0f(x)+x>0, soit f(x)>−xf(x)>-x : (C)(C) est au-dessus de (D)(D). Sur ]2,+∞[]2,+\infty[ : f(x)+x<0f(x)+x<0, soit f(x)<−xf(x)<-x : (C)(C) est en-dessous de (D)(D).

II.6.a. (0,5 pt) Montrer que la courbe (C)(C) possède un point d’inflexion unique de coordonnées (0 ; 2)(0\,;\,2).

Voir la solution

f′′(x)=g′(x)=−xexf''(x)=g'(x)=-xe^{x}. Donc f′′(x)=0  ⟺  x=0f''(x)=0\iff x=0. f′′f'' change de signe en 00 (positive sur ]−∞,0[]-\infty,0[, négative sur ]0,+∞[]0,+\infty[), donc (C)(C) admet un unique point d’inflexion d’abscisse 00. Or f(0)=2f(0)=2, d’où le point (0,2)(0,2).

II.6.b. (1 pt) Construire la droite (D)(D) et la courbe (C)(C) dans le même repère (O;i⃗;j⃗)(O;\vec{i};\vec{j}).

Voir la solution

Éléments du tracé : asymptote (D):y=−x(D):y=-x en −∞-\infty ((C)(C) au-dessus sur ]−∞,2[]-\infty,2[), tangente horizontale et inflexion en I(0,2)I(0,2), point d’intersection A(2,−2)A(2,-2), zéro α∈]32,2[\alpha\in\left]\frac{3}{2},2\right[, branche parabolique verticale en +∞+\infty.

Courbe $(C)$ et droite $(D)$

II.7.a. (1 pt) Montrer, à l’aide d’une intégration par parties, que : ∫−10(2−x)ex dx=3−4e\displaystyle\int_{-1}^{0}(2-x)e^{x}\,dx=3-\dfrac{4}{e}.

Voir la solution

On pose u(x)=2−xu(x)=2-x, v′(x)=exv'(x)=e^{x} ; alors u′(x)=−1u'(x)=-1 et v(x)=exv(x)=e^{x}. ∫−10(2−x)ex dx=[(2−x)ex]−10−∫−10(−1)ex dx=2−3e−1+∫−10ex dx\int_{-1}^{0}(2-x)e^{x}\,dx=\Bigl[(2-x)e^{x}\Bigr]_{-1}^{0}-\int_{-1}^{0}(-1)e^{x}\,dx=2-3e^{-1}+\int_{-1}^{0}e^{x}\,dx =2−3e+[ex]−10=2−3e+1−e−1=3−4e.=2-\frac{3}{e}+\Bigl[e^{x}\Bigr]_{-1}^{0}=2-\frac{3}{e}+1-e^{-1}=3-\frac{4}{e}.

II.7.b. (0,25 pt) En déduire, en cm2\text{cm}^{2}, l’aire du domaine plan limité par la courbe (C)(C), la droite (D)(D) et les droites d’équations x=−1x=-1 et x=0x=0.

Voir la solution

Sur [−1,0]⊂]−∞,2[[-1,0]\subset]-\infty,2[, (C)(C) est au-dessus de (D)(D), donc A=∫−10(f(x)−(−x)) dx×1×1=∫−10(f(x)+x) dx=∫−10(2−x)ex dx=(3−4e) cm2.\mathcal{A}=\int_{-1}^{0}\bigl(f(x)-(-x)\bigr)\,dx\times1\times1=\int_{-1}^{0}(f(x)+x)\,dx=\int_{-1}^{0}(2-x)e^{x}\,dx=\left(3-\frac{4}{e}\right)\text{ cm}^{2}.

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