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Examen national 2019 — Session de rattrapage

2BAC PC SVT · Mathématiques

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Examen national du baccalauréat — Session de rattrapage 2019

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales (les deux parcours) — option française Code NS 22F — Durée : 3 h — Coefficient : 7

INSTRUCTIOS GENERALES

  • L’utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée
  • Le candidat peut traiter les exercices de l’épreuve suivant l’ordre qui lui convient
  • L’utilisation de la couleur rouge lors de la rédaction des solutions est à éviter

COMPOSANTES DU DUJET

L’épreuve est composée de trois exercices et un problème indépendants entre eux et répartis suivants les domaines comme suit :

DomaineBarème
Exercice 1Géométrie dans l’espace3 points
Exercice 2Nombres complexes3 points
Exercice 3Calcul des probabilités3 points
ProblèmeEtude d’une fonction numérique — Calcul intégral et suites numériques11 points

Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O;i⃗,j⃗,k⃗)(O;\vec{i},\vec{j},\vec{k}), on considère les points : A(1,2,2)A(1,2,2), B(3,−1,6)B(3,-1,6) et C(1,1,3)C(1,1,3).

Remarque : coquille de l’énoncé officiel, le point BB y est donné par (2,−1,6)(2,-1,6) ; il faut lire B(3,−1,6)B(3,-1,6).

1) a) (0.75 pt) Montrer que AB→∧AC→=i⃗−2j⃗−2k⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\vec{i}-2\vec{j}-2\vec{k}

Voir la solution

AB→=(3−1,−1−2,6−2)=(2,−3,4)\overrightarrow{AB}=(3-1,-1-2,6-2)=(2,-3,4) et AC→=(1−1,1−2,3−2)=(0,−1,1)\overrightarrow{AC}=(1-1,1-2,3-2)=(0,-1,1).

AB→∧AC→=∣i⃗j⃗k⃗2−340−11∣=i⃗((−3)(1)−4(−1))−j⃗(2⋅1−4⋅0)+k⃗(2(−1)−(−3)⋅0)=i⃗−2j⃗−2k⃗.\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\begin{vmatrix}\vec{i}&\vec{j}&\vec{k}\\2&-3&4\\0&-1&1\end{vmatrix}=\vec{i}\bigl((-3)(1)-4(-1)\bigr)-\vec{j}\bigl(2\cdot1-4\cdot0\bigr)+\vec{k}\bigl(2(-1)-(-3)\cdot0\bigr)=\vec{i}-2\vec{j}-2\vec{k}.

b) (0.5 pt) En déduire que x−2y−2z+7=0x-2y-2z+7=0 est une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC).

Voir la solution

Un vecteur normal au plan (ABC)(ABC) est n⃗=AB→∧AC→=(1,−2,−2)\vec{n}=\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=(1,-2,-2).

Une équation du plan est 1(x−1)−2(y−2)−2(z−2)=01(x-1)-2(y-2)-2(z-2)=0, soit x−1−2y+4−2z+4=0x-1-2y+4-2z+4=0, donc x−2y−2z+7=0x-2y-2z+7=0.

Le point AA vérifie cette équation, et n⃗⊥AB→\vec{n}\perp\overrightarrow{AB}, n⃗⊥AC→\vec{n}\perp\overrightarrow{AC} : c’est bien une équation cartésienne de (ABC)(ABC).

2) (0.75 pt) Soient les points E(5,1,4)E(5,1,4) et F(−1,1,12)F(-1,1,12) et soit (S)(S) l’ensemble des points MM vérifiant ME→⋅MF→=0\overrightarrow{ME}\cdot\overrightarrow{MF}=0. Montrer que (S)(S) est la sphère de centre Ω(2,1,8)\Omega(2,1,8) et de rayon R=5R=5.

Voir la solution

Soit M(x,y,z)M(x,y,z). Alors ME→=(5−x,1−y,4−z)\overrightarrow{ME}=(5-x,1-y,4-z) et MF→=(−1−x,1−y,12−z)\overrightarrow{MF}=(-1-x,1-y,12-z).

ME→⋅MF→=0  ⟺  (5−x)(−1−x)+(1−y)2+(4−z)(12−z)=0\overrightarrow{ME}\cdot\overrightarrow{MF}=0\iff(5-x)(-1-x)+(1-y)^2+(4-z)(12-z)=0   ⟺  −5−5x+x+x2+(y−1)2+48−4z−12z+z2=0\iff -5-5x+x+x^2+(y-1)^2+48-4z-12z+z^2=0   ⟺  x2−4x+(y−1)2+z2−16z+43=0\iff x^2-4x+(y-1)^2+z^2-16z+43=0   ⟺  (x−2)2−4+(y−1)2+(z−8)2−64+43=0\iff(x-2)^2-4+(y-1)^2+(z-8)^2-64+43=0   ⟺  (x−2)2+(y−1)2+(z−8)2=25.\iff(x-2)^2+(y-1)^2+(z-8)^2=25.

Donc (S)(S) est la sphère de centre Ω(2,1,8)\Omega(2,1,8) et de rayon R=5R=5.

3) a) (0.5 pt) Calculer d(Ω,(ABC))d(\Omega,(ABC)) la distance du point Ω\Omega au plan (ABC)(ABC).

Voir la solution

d(Ω,(ABC))=∣2−2⋅1−2⋅8+7∣12+(−2)2+(−2)2=∣2−2−16+7∣3=93=3.d(\Omega,(ABC))=\dfrac{|2-2\cdot1-2\cdot8+7|}{\sqrt{1^2+(-2)^2+(-2)^2}}=\dfrac{|2-2-16+7|}{3}=\dfrac{9}{3}=3.

b) (0.5 pt) En déduire que le plan (ABC)(ABC) coupe la sphère (S)(S) selon un cercle (Γ)(\Gamma) de rayon r=4r=4.

Voir la solution

On a d(Ω,(ABC))=3<R=5d(\Omega,(ABC))=3<R=5, donc le plan coupe la sphère selon un cercle de rayon r=R2−d2=25−9=16=4.r=\sqrt{R^2-d^2}=\sqrt{25-9}=\sqrt{16}=4.

Exercice 2 — Nombres complexes (3 points)

1) a) (0.75 pt) Résoudre dans l’ensemble C\mathbb{C} des nombres complexes, l’équation z2−3z+3=0z^2-3z+3=0.

Voir la solution

Discriminant : Δ=9−12=−3=3i2\Delta=9-12=-3=3i^2.

Les solutions sont z=3±3 i2z=\dfrac{3\pm\sqrt{3}\,i}{2}, soit z1=32+32iz_1=\dfrac{3}{2}+\dfrac{\sqrt{3}}{2}i et z2=32−32iz_2=\dfrac{3}{2}-\dfrac{\sqrt{3}}{2}i.

b) (0.5 pt) On pose a=32+32ia=\dfrac{3}{2}+\dfrac{\sqrt{3}}{2}i, écrire aa sous forme trigonométrique.

Voir la solution

∣a∣=(32)2+(32)2=94+34=3|a|=\sqrt{\left(\dfrac{3}{2}\right)^2+\left(\dfrac{\sqrt{3}}{2}\right)^2}=\sqrt{\dfrac{9}{4}+\dfrac{3}{4}}=\sqrt{3}.

arg⁡(a)=arctan⁡(3/23/2)=arctan⁡(13)=π6\arg(a)=\arctan\left(\dfrac{\sqrt{3}/2}{3/2}\right)=\arctan\left(\dfrac{1}{\sqrt{3}}\right)=\dfrac{\pi}{6} (car aa est dans le premier quadrant).

Donc a=3(cos⁡π6+isin⁡π6)a=\sqrt{3}\left(\cos\dfrac{\pi}{6}+i\sin\dfrac{\pi}{6}\right).

2) (0.5 pt) On considère le nombre complexe b=22(1+i)b=\dfrac{\sqrt{2}}{2}(1+i), vérifier b2=ib^2=i.

Voir la solution

b2=(22)2(1+i)2=24(1+2i+i2)=12(1+2i−1)=i.b^2=\left(\dfrac{\sqrt{2}}{2}\right)^2(1+i)^2=\dfrac{2}{4}(1+2i+i^2)=\dfrac{1}{2}(1+2i-1)=i.

3) (0.5 pt) On pose h=cos⁡π12+isin⁡π12h=\cos\dfrac{\pi}{12}+i\sin\dfrac{\pi}{12}, montrer que h4+1=ah^4+1=a.

Voir la solution

D’après la formule de Moivre : h4=cos⁡π3+isin⁡π3=12+i32h^4=\cos\dfrac{\pi}{3}+i\sin\dfrac{\pi}{3}=\dfrac{1}{2}+i\dfrac{\sqrt{3}}{2}.

Donc h4+1=32+32i=ah^4+1=\dfrac{3}{2}+\dfrac{\sqrt{3}}{2}i=a.

4) Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O;u⃗,v⃗)(O;\vec{u},\vec{v}), on considère le point BB d’affixe bb et RR la rotation de centre OO et d’angle π2\dfrac{\pi}{2}.

a) (0.5 pt) Soit cc l’affixe du point CC image du point BB par la rotation RR. Montrer que c=ibc=ib.

Voir la solution

L’écriture complexe de la rotation RR de centre OO et d’angle π2\dfrac{\pi}{2} est z′=eiπ/2z=izz'=e^{i\pi/2}z=iz.

Donc c=ibc=ib.

b) (0.25 pt) En déduire la nature du triangle OBCOBC.

Voir la solution

∣c∣=∣ib∣=∣b∣|c|=|ib|=|b|, donc OB=OCOB=OC.

De plus, arg⁡(cb)=arg⁡(i)=π2\arg\left(\dfrac{c}{b}\right)=\arg(i)=\dfrac{\pi}{2}, donc BOC^=π2\widehat{BOC}=\dfrac{\pi}{2}.

Ainsi OBCOBC est un triangle rectangle isocèle en OO.

Exercice 3 — Calcul des probabilités (3 points)

Une urne contient une boule rouge, deux boules blanches et trois boules noires indiscernables au toucher. On tire au hasard successivement et avec remise trois boules de l’urne.

Soient les événements suivants :

  • AA : « les trois boules tirées sont de même couleur »
  • BB : « il n’y aucune boule blanche parmi les boules tirées »
  • CC : « il y a exactement deux boules blanches parmi les boules tirées »

1) (2 pt) Montrer que p(A)=16p(A)=\dfrac{1}{6} et p(B)=827p(B)=\dfrac{8}{27}.

Voir la solution

L’urne contient 66 boules. Les tirages sont avec remise, donc indépendants ; chaque tirage a 66 issues équiprobables.

AA : les trois boules sont de même couleur, soit RRR, BBB ou NNN. p(A)=(16)3+(26)3+(36)3=1216+8216+27216=36216=16.p(A)=\left(\dfrac{1}{6}\right)^3+\left(\dfrac{2}{6}\right)^3+\left(\dfrac{3}{6}\right)^3=\dfrac{1}{216}+\dfrac{8}{216}+\dfrac{27}{216}=\dfrac{36}{216}=\dfrac{1}{6}.

BB : aucune boule blanche, soit uniquement rouge ou noire (44 boules sur 66). p(B)=(46)3=(23)3=827.p(B)=\left(\dfrac{4}{6}\right)^3=\left(\dfrac{2}{3}\right)^3=\dfrac{8}{27}.

2) (1 pt) Calculer p(C)p(C).

Voir la solution

CC : exactement deux boules blanches (et donc une non-blanche). p(C)=(32)(26)2(46)=3⋅436⋅46=48216=29.p(C)=\binom{3}{2}\left(\dfrac{2}{6}\right)^2\left(\dfrac{4}{6}\right)=3\cdot\dfrac{4}{36}\cdot\dfrac{4}{6}=\dfrac{48}{216}=\dfrac{2}{9}.

Exercice 4 — Problème (11 points)

Première partie :

Soit ff la fonction numérique définie sur R∗\mathbb{R}^* par : f(x)=2+8(x−2x)2ex−4f(x)=2+8\left(\dfrac{x-2}{x}\right)^2 e^{x-4} et (C)(\mathcal{C}) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O;i⃗,j⃗)(O;\vec{i},\vec{j}) (unité : 1 cm1\,\mathrm{cm}).

1) a) (0.5 pt) Vérifier que lim⁡x→−∞f(x)=2\displaystyle\lim_{x\to-\infty}f(x)=2 et interpréter le résultat géométriquement.

Voir la solution

lim⁡x→−∞f(x)=2+8lim⁡x→−∞(1−2x)2ex−4=2+8⋅1⋅0=2,\lim_{x\to-\infty}f(x)=2+8\lim_{x\to-\infty}\left(1-\dfrac{2}{x}\right)^2 e^{x-4}=2+8\cdot1\cdot0=2, car lim⁡x→−∞ex−4=0\lim_{x\to-\infty}e^{x-4}=0.

Géométriquement : la droite y=2y=2 est asymptote horizontale à (C)(\mathcal{C}) au voisinage de −∞-\infty.

b) (0.5 pt) Vérifier que lim⁡x→0f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to0}f(x)=+\infty et interpréter le résultat géométriquement.

Voir la solution

Quand x→0x\to0, (x−2x)2=(1−2x)2→+∞\left(\dfrac{x-2}{x}\right)^2=\left(1-\dfrac{2}{x}\right)^2\to+\infty et ex−4→e−4>0e^{x-4}\to e^{-4}>0.

Donc lim⁡x→0f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to0}f(x)=+\infty.

Géométriquement : la droite x=0x=0 (axe des ordonnées) est asymptote verticale à (C)(\mathcal{C}).

2) a) (0.5 pt) Calculer lim⁡x→+∞f(x)\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x).

Voir la solution

lim⁡x→+∞f(x)=2+8lim⁡x→+∞(1−2x)2ex−4=+∞,\lim_{x\to+\infty}f(x)=2+8\lim_{x\to+\infty}\left(1-\dfrac{2}{x}\right)^2 e^{x-4}=+\infty, car lim⁡x→+∞ex−4=+∞\lim_{x\to+\infty}e^{x-4}=+\infty.

b) (0.5 pt) Montrer que la courbe (C)(\mathcal{C}) admet une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées au voisinage de +∞+\infty.

Voir la solution

lim⁡x→+∞f(x)x=lim⁡x→+∞2x+8lim⁡x→+∞(x−2)2x3ex−4=0+8lim⁡x→+∞ex−4x=+∞\lim_{x\to+\infty}\dfrac{f(x)}{x}=\lim_{x\to+\infty}\dfrac{2}{x}+8\lim_{x\to+\infty}\dfrac{(x-2)^2}{x^3}e^{x-4}=0+8\lim_{x\to+\infty}\dfrac{e^{x-4}}{x}=+\infty (croissances comparées).

Donc (C)(\mathcal{C}) admet une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées au voisinage de +∞+\infty.

3) a) (0.75 pt) Montrer que f′(x)=8(x−2)(x2−2x+4)ex−4x3f'(x)=\dfrac{8(x-2)(x^2-2x+4)e^{x-4}}{x^3} pour tout xx de R∗\mathbb{R}^*.

Voir la solution

On écrit f(x)=2+8(x−2)2x2ex−4f(x)=2+8\dfrac{(x-2)^2}{x^2}e^{x-4}.

Soit u(x)=(x−2)2x2u(x)=\dfrac{(x-2)^2}{x^2} et v(x)=ex−4v(x)=e^{x-4}. Alors u′(x)=2(x−2)x2−2x(x−2)2x4=2(x−2)(x−(x−2))x3=4(x−2)x3u'(x)=\dfrac{2(x-2)x^2-2x(x-2)^2}{x^4}=\dfrac{2(x-2)\bigl(x-(x-2)\bigr)}{x^3}=\dfrac{4(x-2)}{x^3}, et v′(x)=ex−4v'(x)=e^{x-4}.

f′(x)=8(u′v+uv′)=8(4(x−2)x3ex−4+(x−2)2x2ex−4)=8ex−4(x−2)x3(4+x(x−2))f'(x)=8\bigl(u'v+uv'\bigr)=8\left(\dfrac{4(x-2)}{x^3}e^{x-4}+\dfrac{(x-2)^2}{x^2}e^{x-4}\right)=8e^{x-4}\dfrac{(x-2)}{x^3}\bigl(4+x(x-2)\bigr) =8ex−4(x−2)x3(x2−2x+4)=8(x−2)(x2−2x+4)ex−4x3.=8e^{x-4}\dfrac{(x-2)}{x^3}(x^2-2x+4)=\dfrac{8(x-2)(x^2-2x+4)e^{x-4}}{x^3}.

b) (0.25 pt) Vérifier que pour tout réel xx, x2−2x+4>0x^2-2x+4>0.

Voir la solution

Le discriminant de x2−2x+4x^2-2x+4 est Δ=4−16=−12<0\Delta=4-16=-12<0, et le coefficient dominant est positif, donc x2−2x+4>0x^2-2x+4>0 pour tout réel xx.

c) (0.75 pt) Montrer que la fonction ff est strictement décroissante sur ]0,2]]0,2] et est strictement croissante sur chacun des intervalles ]−∞,0[]-\infty,0[ et [2,+∞[[2,+\infty[.

Voir la solution

Pour tout x∈R∗x\in\mathbb{R}^* : ex−4>0e^{x-4}>0 et x2−2x+4>0x^2-2x+4>0, donc le signe de f′(x)f'(x) est celui de x−2x3\dfrac{x-2}{x^3}, soit celui de (x−2)x(x-2)x (car x2>0x^2>0), ou encore :

  • sur ]−∞,0[]-\infty,0[ : x−2<0x-2<0 et x3<0x^3<0, donc x−2x3>0\dfrac{x-2}{x^3}>0, d’où f′>0f'>0 : ff strictement croissante ;
  • sur ]0,2]]0,2] : x−2≤0x-2\leq0 et x3>0x^3>0, donc f′≤0f'\leq0 (et f′<0f'<0 sur ]0,2[]0,2[) : ff strictement décroissante ;
  • sur [2,+∞[[2,+\infty[ : x−2≥0x-2\geq0 et x3>0x^3>0, donc f′≥0f'\geq0 : ff strictement croissante.

d) (0.5 pt) Dresser le tableau de variations de la fonction ff sur R∗\mathbb{R}^*.

Voir la solution

f(2)=2+8⋅0⋅e−2=2f(2)=2+8\cdot0\cdot e^{-2}=2.

x−∞02+∞f′(x)+∣∣−0+f(x)2↗+∞∣∣+∞↘2↗+∞\begin{array}{|c|ccccccccc|}\hline x & -\infty & & 0 & & 2 & & +\infty\\\hline f'(x) & & + & || & - & 0 & + & \\\hline f(x) & 2 & \nearrow & +\infty & || & +\infty & \searrow & 2 & \nearrow & +\infty\\\hline\end{array}

(avec asymptote verticale en x=0x=0).

4) (1 pt) Construire la courbe (C)(\mathcal{C}) dans le repère (O;i⃗,j⃗)(O;\vec{i},\vec{j}).

Voir la solution
Courbe $(\mathcal{C})$

5) a) (0.5 pt) Vérifier que la fonction H:x↦1xex−4H:x\mapsto\dfrac{1}{x}e^{x-4} est une fonction primitive de la fonction h:x↦x−1x2ex−4h:x\mapsto\dfrac{x-1}{x^2}e^{x-4} sur [2,4][2,4].

Voir la solution

H′(x)=x⋅ex−4−ex−4x2=(x−1)ex−4x2=h(x).H'(x)=\dfrac{x\cdot e^{x-4}-e^{x-4}}{x^2}=\dfrac{(x-1)e^{x-4}}{x^2}=h(x). Donc HH est une primitive de hh sur [2,4][2,4].

b) (0.25 pt) Vérifier que f(x)=2+8ex−4−32(x−1)x2ex−4f(x)=2+8e^{x-4}-32\dfrac{(x-1)}{x^2}e^{x-4} pour tout x∈R∗x\in\mathbb{R}^*.

Voir la solution

8(x−2x)2ex−4=8(x−2)2x2ex−4=8x2−4x+4x2ex−4=8(1−4x+4x2)ex−48\left(\dfrac{x-2}{x}\right)^2 e^{x-4}=8\dfrac{(x-2)^2}{x^2}e^{x-4}=8\dfrac{x^2-4x+4}{x^2}e^{x-4}=8\left(1-\dfrac{4}{x}+\dfrac{4}{x^2}\right)e^{x-4} =(8−321x+321x2)ex−4=8ex−4−32x−1x2ex−4.=\bigl(8-32\dfrac{1}{x}+32\dfrac{1}{x^2}\bigr)e^{x-4}=8e^{x-4}-32\dfrac{x-1}{x^2}e^{x-4}.

D’où f(x)=2+8ex−4−32(x−1)x2ex−4f(x)=2+8e^{x-4}-32\dfrac{(x-1)}{x^2}e^{x-4}.

c) (0.5 pt) Calculer l’intégrale ∫24ex−4 dx\displaystyle\int_2^4 e^{x-4}\,\mathrm{d}x.

Voir la solution

∫24ex−4 dx=[ex−4]24=e0−e−2=1−e−2.\int_2^4 e^{x-4}\,\mathrm{d}x=\bigl[e^{x-4}\bigr]_2^4=e^{0}-e^{-2}=1-e^{-2}.

d) (0.75 pt) Calculer en cm2\mathrm{cm}^2 l’aire du domaine plan limité par la courbe (C)(\mathcal{C}), l’axe des abscisses et les droites d’équations x=2x=2 et x=4x=4.

Voir la solution

Sur [2,4][2,4], f(x)≥2>0f(x)\geq2>0. L’aire vaut (en cm², unité 1 cm1\,\mathrm{cm}) : A=∫24f(x) dx=∫24(2+8ex−4−32x−1x2ex−4)dx\mathcal{A}=\int_2^4 f(x)\,\mathrm{d}x=\int_2^4\left(2+8e^{x-4}-32\dfrac{x-1}{x^2}e^{x-4}\right)\mathrm{d}x =[2x+8ex−4−32H(x)]24=(8+8−32⋅e04)−(4+8e−2−32⋅e−22)=\bigl[2x+8e^{x-4}-32H(x)\bigr]_2^4=\Bigl(8+8-32\cdot\dfrac{e^{0}}{4}\Bigr)-\Bigl(4+8e^{-2}-32\cdot\dfrac{e^{-2}}{2}\Bigr) =(16−8)−(4+8e−2−16e−2)=8−4+8e−2=4+8e−2.=\bigl(16-8\bigr)-\bigl(4+8e^{-2}-16e^{-2}\bigr)=8-4+8e^{-2}=4+8e^{-2}.

Donc A=4+8e−2 cm2\mathcal{A}=4+8e^{-2}\,\mathrm{cm}^2.

Deuxième partie :

1) On considère la fonction numérique gg définie sur [2,4][2,4] par : g(x)=8(x−2)ex−4−x2g(x)=8(x-2)e^{x-4}-x^2.

a) (0.25 pt) Calculer g(4)g(4).

Voir la solution

g(4)=8(4−2)e0−16=16−16=0g(4)=8(4-2)e^{0}-16=16-16=0.

b) (0.5 pt) Vérifier que pour tout x∈[2,4]x\in[2,4], g(x)=−(x−4)2ex−4+x2(ex−4−1)g(x)=-(x-4)^2 e^{x-4}+x^2(e^{x-4}-1).

Voir la solution

−(x−4)2ex−4+x2(ex−4−1)=−(x2−8x+16)ex−4+x2ex−4−x2-(x-4)^2 e^{x-4}+x^2(e^{x-4}-1)=-(x^2-8x+16)e^{x-4}+x^2 e^{x-4}-x^2 =(−x2+8x−16+x2)ex−4−x2=(8x−16)ex−4−x2=8(x−2)ex−4−x2=g(x).=(-x^2+8x-16+x^2)e^{x-4}-x^2=(8x-16)e^{x-4}-x^2=8(x-2)e^{x-4}-x^2=g(x).

c) (0.5 pt) Vérifier que pour tout x∈[2,4]x\in[2,4] : ex−4−1≤0e^{x-4}-1\leq0, et en déduire que pour tout x∈[2,4]x\in[2,4] : g(x)≤0g(x)\leq0.

Voir la solution

Pour x∈[2,4]x\in[2,4] : x−4∈[−2,0]x-4\in[-2,0], donc ex−4∈[e−2,1]e^{x-4}\in[e^{-2},1], d’où ex−4−1≤0e^{x-4}-1\leq0.

De plus −(x−4)2ex−4≤0-(x-4)^2 e^{x-4}\leq0 et x2(ex−4−1)≤0x^2(e^{x-4}-1)\leq0, donc g(x)≤0g(x)\leq0.

2) a) (0.5 pt) Vérifier que pour tout x∈[2,4]x\in[2,4], f(x)−x=(x−2x2)g(x)f(x)-x=\left(\dfrac{x-2}{x^2}\right)g(x).

Voir la solution

(x−2x2)g(x)=x−2x2(8(x−2)ex−4−x2)=8(x−2)2x2ex−4−(x−2)=f(x)−2−(x−2)=f(x)−x.\left(\dfrac{x-2}{x^2}\right)g(x)=\dfrac{x-2}{x^2}\bigl(8(x-2)e^{x-4}-x^2\bigr)=8\dfrac{(x-2)^2}{x^2}e^{x-4}-(x-2)=f(x)-2-(x-2)=f(x)-x.

b) (0.25 pt) En déduire que pour tout x∈[2,4]x\in[2,4], f(x)≤xf(x)\leq x.

Voir la solution

Pour x∈[2,4]x\in[2,4] : x−2x2≥0\dfrac{x-2}{x^2}\geq0 et g(x)≤0g(x)\leq0, donc f(x)−x=x−2x2g(x)≤0f(x)-x=\dfrac{x-2}{x^2}g(x)\leq0, soit f(x)≤xf(x)\leq x.

3) Soit (un)(u_n) la suite numérique définie par : u0=3u_0=3 et un+1=f(un)u_{n+1}=f(u_n) pour tout n∈Nn\in\mathbb{N}.

a) (0.5 pt) Montrer par récurrence que 2≤un≤42\leq u_n\leq4 pour tout n∈Nn\in\mathbb{N}.

Voir la solution

Initialisation. u0=3u_0=3 et 2≤3≤42\leq3\leq4 : vrai au rang 00.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. Supposons 2≤un≤42\leq u_n\leq4. Sur [2,4][2,4], ff est croissante (3.c) et f(2)=2f(2)=2, f(4)=4f(4)=4. Donc 2=f(2)≤f(un)≤f(4)=4,2=f(2)\leq f(u_n)\leq f(4)=4, soit 2≤un+1≤42\leq u_{n+1}\leq4.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : 2≤un≤42\leq u_n\leq4.

b) (0.5 pt) Déterminer la monotonie de la suite (un)(u_n) et en déduire qu’elle est convergente.

Voir la solution

Pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : un∈[2,4]u_n\in[2,4], donc d’après 2.b) : un+1=f(un)≤unu_{n+1}=f(u_n)\leq u_n.

Ainsi (un)(u_n) est décroissante. Elle est aussi minorée par 22, donc convergente.

c) (0.75 pt) Calculer la limite de la suite (un)(u_n).

Voir la solution

Soit ℓ=lim⁡un\ell=\lim u_n. La suite est décroissante et minorée par 22, donc ℓ∈[2,3]\ell\in[2,3]. Par continuité de ff : ℓ=f(ℓ)\ell=f(\ell).

D’après 2.a) et 1.b) : pour x∈[2,4[x\in[2,4[, g(x)=−(x−4)2ex−4+x2(ex−4−1)<0g(x)=-(x-4)^2 e^{x-4}+x^2(e^{x-4}-1)<0 (somme de deux termes strictement négatifs), donc f(x)−x=x−2x2g(x)<0f(x)-x=\dfrac{x-2}{x^2}g(x)<0 sur ]2,4[]2,4[, et f(2)=2f(2)=2, f(4)=4f(4)=4.

Les seuls points fixes de ff sur [2,4][2,4] sont donc 22 et 44. Comme ℓ≤3<4\ell\leq3<4, on a ℓ=2\ell=2.

Ainsi lim⁡n→+∞un=2\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=2.

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