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Examen national 2014 — Session normale

2BAC PC SVT · Mathématiques

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Examen national du baccalauréat — Session normale 2014

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales — Option PC & SVT Durée : 3 h — Coefficient : 7

Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)

On considère, dans l’espace rapporté à un repère orthonormé directe (O,ı⃗,ȷ⃗,k⃗)\left(O,\vec{\imath},\vec{\jmath},\vec{k}\right), les points A(0,3,1)A(0, 3, 1), B(−1,3,0)B(-1, 3, 0) et C(0,5,0)C(0, 5, 0) et la sphère (S)(S) d’équation : x2+y2+z2−4x−5=0x^{2}+y^{2}+z^{2}-4x-5=0

1) a) (0,75 pt) Montrer que AB→∧AC→=2ı⃗−ȷ⃗−2k⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=2\vec{\imath}-\vec{\jmath}-2\vec{k}, et en déduire que les point AA, BB, et CC ne sont pas alignés

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AB→(−1,0,−1)\overrightarrow{AB}(-1,0,-1) et AC→(0,2,−1)\overrightarrow{AC}(0,2,-1). On a : AB→∧AC→=∣0−12−1∣ı⃗−∣−1−10−1∣ȷ⃗+∣−1002∣k⃗=(0+2)ı⃗−(1−0)ȷ⃗+(−2−0)k⃗=2ı⃗−ȷ⃗−2k⃗.\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\begin{vmatrix}0&-1\\2&-1\end{vmatrix}\vec{\imath}-\begin{vmatrix}-1&-1\\0&-1\end{vmatrix}\vec{\jmath}+\begin{vmatrix}-1&0\\0&2\end{vmatrix}\vec{k}=(0+2)\vec{\imath}- (1-0)\vec{\jmath}+(-2-0)\vec{k}=2\vec{\imath}-\vec{\jmath}-2\vec{k}. Ce produit vectoriel est non nul, donc AB→\overrightarrow{AB} et AC→\overrightarrow{AC} ne sont pas colinéaires : les points AA, BB et CC ne sont pas alignés.

b) (0,5 pt) Montrer que 2x−y−2z+5=02x-y-2z+5=0 est une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC)

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AB→∧AC→(2,−1,−2)\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}(2,-1,-2) est un vecteur normal au plan (ABC)(ABC). Une équation de (ABC)(ABC) est donc de la forme 2x−y−2z+d=02x-y-2z+d=0. Comme C(0,5,0)∈(ABC)C(0,5,0)\in(ABC) : −5+d=0-5+d=0, donc d=5d=5.

D’où (ABC):2x−y−2z+5=0(ABC):2x-y-2z+5=0.

2) a) (0,5 pt) Montrer que le centre de la sphère (S)(S) est le point Ω(2,0,0)\Omega(2, 0, 0) et son rayon est 33.

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x2+y2+z2−4x−5=0  ⟺  (x−2)2−4+y2+z2−5=0  ⟺  (x−2)2+y2+z2=9.x^{2}+y^{2}+z^{2}-4x-5=0\iff(x-2)^{2}-4+y^{2}+z^{2}-5=0\iff(x-2)^{2}+y^{2}+z^{2}=9. Donc (S)(S) est la sphère de centre Ω(2,0,0)\Omega(2,0,0) et de rayon R=3R=3.

b) (0,75 pt) Montrer que le plan (ABC)(ABC) est tangent à la sphère (S)(S)

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d(Ω,(ABC))=∣2×2−0−2×0+5∣22+(−1)2+(−2)2=93=3=R.d(\Omega,(ABC))=\frac{|2\times2-0-2\times0+5|}{\sqrt{2^{2}+(-1)^{2}+(-2)^{2}}}=\frac{9}{3}=3=R. La distance du centre au plan est égale au rayon : le plan (ABC)(ABC) est tangent à la sphère (S)(S).

c) (0,5 pt) Déterminer lese coordonnées de HH point de contact du plan (ABC)(ABC) et la sphère (S)(S)

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Le point de contact HH est l’intersection de (ABC)(ABC) et de la droite (Δ)(\Delta) passant par Ω\Omega et orthogonale à (ABC)(ABC), dirigée par n⃗(2,−1,−2)\vec{n}(2,-1,-2) : (Δ):{x=2+2ty=−tz=−2t(t∈R).(\Delta):\begin{cases}x=2+2t\\ y=-t\\ z=-2t\end{cases}\qquad(t\in\mathbb{R}). H∈(ABC)H\in(ABC) donne 2(2+2t)−(−t)−2(−2t)+5=0  ⟺  4+4t+t+4t+5=0  ⟺  9t+9=0  ⟺  t=−12(2+2t)-(-t)-2(-2t)+5=0\iff4+4t+t+4t+5=0\iff9t+9=0\iff t=-1.

Donc H(0,1,2)H(0,1,2).

Exercice 2 — Nombres complexes (3 points)

1) (0,75 pt) Résoudre, dans l’ensemble des nombres complexe C\mathbb{C}, l’équation : z2−z2+2=0z^{2}-z\sqrt{2}+2=0

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Δ=(−2)2−4×2=2−8=−6=(i6)2<0\Delta=(-\sqrt{2})^{2}-4\times2=2-8=-6=(i\sqrt{6})^{2}<0. Les solutions sont : z1=2+i62=22+i62,z2=2−i62=22−i62.z_{1}=\frac{\sqrt{2}+i\sqrt{6}}{2}=\frac{\sqrt{2}}{2}+i\frac{\sqrt{6}}{2},\qquad z_{2}=\frac{\sqrt{2}-i\sqrt{6}}{2}=\frac{\sqrt{2}}{2}-i\frac{\sqrt{6}}{2}. Donc S={22+i62 ; 22−i62}S=\left\{\dfrac{\sqrt{2}}{2}+i\dfrac{\sqrt{6}}{2}\,;\,\dfrac{\sqrt{2}}{2}-i\dfrac{\sqrt{6}}{2}\right\}.

2) On considère le nombre complexe : u=22+62iu=\dfrac{\sqrt{2}}{2}+\dfrac{\sqrt{6}}{2}i

a) (0,5 pt) Montrer que le module du nombre uu est 22, et que arg⁡u≡π3 [2π]\arg u\equiv\dfrac{\pi}{3}\,[2\pi]

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∣u∣=(22)2+(62)2=24+64=2|u|=\sqrt{\left(\dfrac{\sqrt{2}}{2}\right)^{2}+\left(\dfrac{\sqrt{6}}{2}\right)^{2}}=\sqrt{\dfrac{2}{4}+\dfrac{6}{4}}=\sqrt{2}.

(Coquille de l’énoncé : le module vaut 2\sqrt{2}, et non 22.)

cos⁡θ=Re(u)∣u∣=12\cos\theta=\dfrac{\mathrm{Re}(u)}{|u|}=\dfrac{1}{2} et sin⁡θ=Im(u)∣u∣=32\sin\theta=\dfrac{\mathrm{Im}(u)}{|u|}=\dfrac{\sqrt{3}}{2}, donc arg⁡u≡π3 [2π]\arg u\equiv\dfrac{\pi}{3}\,[2\pi].

Forme trigonométrique : u=2(cos⁡π3+isin⁡π3)u=\sqrt{2}\left(\cos\dfrac{\pi}{3}+i\sin\dfrac{\pi}{3}\right).

b) (0,75 pt) En utilisant la forme trigonométrique du nombre uu, montrer que u6u^{6} est un nombre réel

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D’après la formule de Moivre : u6=(2)6(cos⁡6π3+isin⁡6π3)=8(cos⁡(2π)+isin⁡(2π))=8.u^{6}=\left(\sqrt{2}\right)^{6}\left(\cos\dfrac{6\pi}{3}+i\sin\dfrac{6\pi}{3}\right)=8\left(\cos(2\pi)+i\sin(2\pi)\right)=8. Donc u6u^{6} est un nombre réel (u6=8u^{6}=8).

3) On considère, dans le plan muni d’un repère orthonormé direct (O,e1⃗,e2⃗)\left(O,\vec{e_{1}},\vec{e_{2}}\right), les deux points AA et BB d’ffixes respectives aa et bb tel que : a=4−4i3a=4-4i\sqrt{3} et b=8b=8 Soit zz l’affixe d’un point MM du plan, et z′z' l’affixe du point M′M' image de MM par la rotation RR de centre OO et d’angle π3\dfrac{\pi}{3}

a) (0,5 pt) Exprimer z′z' en fonction de zz

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RR de centre OO et d’angle π3\dfrac{\pi}{3} : z′=z eiπ/3=z(cos⁡π3+isin⁡π3)=(12+i32)zz'=z\,e^{i\pi/3}=z\left(\cos\dfrac{\pi}{3}+i\sin\dfrac{\pi}{3}\right)=\left(\dfrac{1}{2}+i\dfrac{\sqrt{3}}{2}\right)z.

b) (0,5 pt) Vérifier que le point BB est l’image du point AA par la rotation RR, et en déduire que le triangle OABOAB est équilatéral

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(12+i32)a=(12+i32)(4−4i3)=2−2i3+2i3+6=8=b.\left(\frac{1}{2}+i\frac{\sqrt{3}}{2}\right)a=\left(\frac{1}{2}+i\frac{\sqrt{3}}{2}\right)(4-4i\sqrt{3})=2-2i\sqrt{3}+2i\sqrt{3}+6=8=b. Donc R(A)=BR(A)=B.

Alors ba=eiπ/3\dfrac{b}{a}=e^{i\pi/3}, d’où ∣ba∣=1\left|\dfrac{b}{a}\right|=1 (soit OA=OBOA=OB) et (OA→,OB→)≡π3 [2π]\left(\overrightarrow{OA},\overrightarrow{OB}\right)\equiv\dfrac{\pi}{3}\,[2\pi]. Le triangle OABOAB est équilatéral.

Exercice 3 — Suites numériques (3 points)

On considère la suite numérique (Un)(U_{n}) définie par : U0=13U_{0}=13 et Un+1=12Un+7U_{n+1}=\dfrac{1}{2}U_{n}+7 ∀n∈N\forall n\in\mathbb{N}

1) (0,75 pt) Montrer, par récurrence, que Un<14U_{n}<14 pour tout nn de N\mathbb{N}.

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Montrons par récurrence que, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N}, Un<14U_{n}<14.

Initialisation. Pour n=0n=0 : U0=13<14U_{0}=13<14. La propriété est vraie au rang 00.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. Supposons que Un<14U_{n}<14 et montrons que Un+1<14U_{n+1}<14.

De Un<14U_{n}<14 on déduit 12Un<7\dfrac{1}{2}U_{n}<7, puis 12Un+7<14\dfrac{1}{2}U_{n}+7<14, c’est-à-dire Un+1<14U_{n+1}<14.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : Un<14U_{n}<14.

2) Soit (Vn)(V_{n}) la suite numérique telle que ; Vn=14−UnV_{n}=14-U_{n} pour tout nn de N\mathbb{N}

a) (1 pt) Montrer que (Vn)(V_{n}) est une suite géométrique de raison 12\dfrac{1}{2}, puis exprimer VnV_{n} en fonction de nn

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Soit n∈Nn\in\mathbb{N} : Vn+1=14−Un+1=14−(12Un+7)=7−12Un=12(14−Un)=12Vn.V_{n+1}=14-U_{n+1}=14-\left(\frac{1}{2}U_{n}+7\right)=7-\frac{1}{2}U_{n}=\frac{1}{2}(14-U_{n})=\frac{1}{2}V_{n}. La suite (Vn)(V_{n}) est géométrique de raison 12\dfrac{1}{2} et de premier terme V0=14−13=1V_{0}=14-13=1.

Donc, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : Vn=(12)nV_{n}=\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}.

b) (0,75 pt) En déduire que Un=14−(12)nU_{n}=14-\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n} ; ∀n∈N\forall n\in\mathbb{N}, puis calculer la limite de la suite (Un)(U_{n})

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Un=14−Vn=14−(12)nU_{n}=14-V_{n}=14-\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n} pour tout n∈Nn\in\mathbb{N}.

Comme −1<12<1-1<\dfrac{1}{2}<1, lim⁡n→+∞(12)n=0\displaystyle\lim_{n\to+\infty}\left(\dfrac{1}{2}\right)^{n}=0, donc lim⁡n→+∞Un=14\displaystyle\lim_{n\to+\infty}U_{n}=14.

c) (0,5 pt) Déterminer la plus petite valeur de l’entier naturel nn pour laquelle Un>13.99U_{n}>13.99

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Un>13,99  ⟺  14−(12)n>13,99  ⟺  (12)n<0,01.U_{n}>13{,}99\iff14-\left(\frac{1}{2}\right)^{n}>13{,}99\iff\left(\frac{1}{2}\right)^{n}<0{,}01. Les deux membres sont strictement positifs ; comme ln⁡12<0\ln\dfrac{1}{2}<0, on obtient : nln⁡12<ln⁡(0,01)  ⟺  n>ln⁡(0,01)ln⁡(1/2)=2ln⁡10ln⁡2≈6,64.n\ln\frac{1}{2}<\ln(0{,}01)\iff n>\frac{\ln(0{,}01)}{\ln(1/2)}=\frac{2\ln10}{\ln2}\approx6{,}64. La plus petite valeur de nn est donc n=7n=7.

Exercice 4 — Calcul des probabilités (3 points)

Un sac contient neuf jetons, indiscernables au toucher, et portants les nombres : 0,0,0,0,0,1,1,1,10, 0, 0, 0, 0, 1, 1, 1, 1

1) (1 pt) On tire au hasard, simultanément, deux jetons du sac. Soit l’événement A : « La somme des nombres portés par les deux jetons tirés est égale à 11 » Montrer que p(A)=59p(A)=\dfrac{5}{9}

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Tirage simultané de 22 jetons parmi 99 : card(Ω)=(92)=36\mathrm{card}(\Omega)=\dbinom{9}{2}=36.

L’événement A consiste à tirer un jeton « 00 » et un jeton « 11 » : card(A)=(51)×(41)=20\mathrm{card}(A)=\dbinom{5}{1}\times\dbinom{4}{1}=20.

Donc p(A)=2036=59p(A)=\dfrac{20}{36}=\dfrac{5}{9}.

2) On considère le jeu suivant : Saïd tire au hasard, simultanément, deux jetons du sac, et il est considéré gagnant s’il tire deux jetons portant chacun le nombre 11

a) (1 pt) Montrer que la probabilité pour que Saïd gagne est 16\dfrac{1}{6}

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Soit B l’événement « tirer deux jetons portant le nombre 11 ». Alors card(B)=(42)=6\mathrm{card}(B)=\dbinom{4}{2}=6, donc p(B)=636=16.p(B)=\frac{6}{36}=\frac{1}{6}.

b) (1 pt) Saïd a joué le précédent jeu trois fois (Il remet à chaque fois les deux jetons tirés dans le sac) Quelle est la probabilité pour que Saïd gagne exactement deux fois

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On répète 33 fois, de façon indépendante, une épreuve de Bernoulli de paramètre p=16p=\dfrac{1}{6}. Soit XX le nombre de gains : XX suit la loi binomiale B ⁣(3,16)\mathcal{B}\!\left(3,\dfrac{1}{6}\right). p(X=2)=(32)(16)2(56)=3×136×56=572.p(X=2)=\dbinom{3}{2}\left(\frac{1}{6}\right)^{2}\left(\frac{5}{6}\right)=3\times\frac{1}{36}\times\frac{5}{6}=\frac{5}{72}.

Exercice 5 — Étude de fonctions numériques et calcul intégral (8 points)

Partie I

Soit gg la fonction numérique définie sur ]0;+∞[]0;+\infty[ par : g(x)=1−1x2+ln⁡xg(x)=1-\dfrac{1}{x^{2}}+\ln x

1) (0,5 pt) Montrer que : g′(x)=2x3+1xg'(x)=\dfrac{2}{x^{3}}+\dfrac{1}{x} pour tout xx de ]0;+∞[]0;+\infty[, et en déduire que la fonction gg et croissante sur ]0;+∞[]0;+\infty[

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Pour tout x>0x>0 : g′(x)=2x3+1x=2+x2x3>0g'(x)=\dfrac{2}{x^{3}}+\dfrac{1}{x}=\dfrac{2+x^{2}}{x^{3}}>0. Donc gg est (strictement) croissante sur ]0;+∞[]0;+\infty[.

2) (0,75 pt) Vérifier que g(1)=0g(1)=0, puis en déduire que g(x)⩽0g(x)\leqslant0 pour tout xx de ]0;1]]0;1] et que g(x)⩾0g(x)\geqslant0 pour tout xx de [1;+∞[[1;+\infty[

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g(1)=1−1+ln⁡1=0g(1)=1-1+\ln1=0.

Comme gg est croissante : sur ]0;1]]0;1], g(x)⩽g(1)=0g(x)\leqslant g(1)=0 ; sur [1;+∞[[1;+\infty[, g(x)⩾g(1)=0g(x)\geqslant g(1)=0.

Partie II

On considéré la fonction numérique ff définie sur ]0;+∞[]0;+\infty[ par : f(x)=(1+ln⁡x)2+1x2f(x)=(1+\ln x)^{2}+\dfrac{1}{x^{2}} et soit (C)(C) la courbe représentative de ff dans un repère orthonormé (O,ı⃗,ȷ⃗)\left(O,\vec{\imath},\vec{\jmath}\right) (unité 11 cm)

1) (0,5 pt) Montrer que lim⁡x→0+f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to0^{+}}f(x)=+\infty, et donner une interprétation géométrique du résultat

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Quand x→0+x\to0^{+} : ln⁡x→−∞\ln x\to-\infty donc (1+ln⁡x)2→+∞(1+\ln x)^{2}\to+\infty, et 1x2→+∞\dfrac{1}{x^{2}}\to+\infty. D’où lim⁡x→0+f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to0^{+}}f(x)=+\infty.

La courbe (C)(C) admet la droite x=0x=0 (axe des ordonnées) comme asymptote verticale.

2) a) (0,25 pt) Calculer lim⁡x→+∞f(x)\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)

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Quand x→+∞x\to+\infty : (1+ln⁡x)2→+∞(1+\ln x)^{2}\to+\infty et 1x2→0\dfrac{1}{x^{2}}\to0, donc lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

b) (1 pt) Montrer que lim⁡x→+∞(1+ln⁡x)2x=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{(1+\ln x)^{2}}{x}=0 (on pourra poser : t=xt=\sqrt{x}), puis montrer que : lim⁡x→+∞f(x)x=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{f(x)}{x}=0

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Posons t=xt=\sqrt{x} ; quand x→+∞x\to+\infty, t→+∞t\to+\infty et ln⁡x=2ln⁡t\ln x=2\ln t. Alors (1+ln⁡x)2x=(1+2ln⁡tt)2=(1t+2ln⁡tt)2→t→+∞0,\frac{(1+\ln x)^{2}}{x}=\left(\frac{1+2\ln t}{t}\right)^{2}=\left(\frac{1}{t}+2\frac{\ln t}{t}\right)^{2}\xrightarrow[t\to+\infty]{}0, car ln⁡tt→0\dfrac{\ln t}{t}\to0 et 1t→0\dfrac{1}{t}\to0.

Ensuite f(x)x=(1+ln⁡x)2x+1x3→0+0=0\dfrac{f(x)}{x}=\dfrac{(1+\ln x)^{2}}{x}+\dfrac{1}{x^{3}}\to0+0=0.

c) (0,25 pt) Déterminer la branche infinie de (C)(C) au voisinage de +∞+\infty

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lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty et lim⁡x→+∞f(x)x=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\dfrac{f(x)}{x}=0 : (C)(C) admet au voisinage de +∞+\infty une branche parabolique de direction l’axe des abscisses.

3) a) (1,5 pt) Montrer que f′(x)=2g(x)xf'(x)=\dfrac{2g(x)}{x} pour tout xx de ]0;+∞[]0;+\infty[, puis en déduire que la fonction ff est décroissante sur ]0;1]]0;1] et croissante sur [1;+∞[[1;+\infty[

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Pour tout x>0x>0 : f′(x)=2(1+ln⁡x)⋅1x−2x3=2(1+ln⁡x)x−2x3=2x(1+ln⁡x−1x2)=2g(x)x.f'(x)=2(1+\ln x)\cdot\frac{1}{x}-\frac{2}{x^{3}}=\frac{2(1+\ln x)}{x}-\frac{2}{x^{3}}=\frac{2}{x}\left(1+\ln x-\frac{1}{x^{2}}\right)=\frac{2g(x)}{x}. Comme x>0x>0, le signe de f′f' est celui de gg. D’après la partie I : f′⩽0f'\leqslant0 sur ]0;1]]0;1] et f′⩾0f'\geqslant0 sur [1;+∞[[1;+\infty[. Donc ff est décroissante sur ]0;1]]0;1] et croissante sur [1;+∞[[1;+\infty[.

b) (1 pt) Dresser le tableau de variation de la fonction ff sur l’intervalle ]0;+∞[]0;+\infty[, puis en déduire que f(x)⩾2f(x)\geqslant2 pour tout xx de ]0;+∞[]0;+\infty[

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f(1)=(1+0)2+1=2f(1)=(1+0)^{2}+1=2.

xx0011+∞+\infty
f′(x)f'(x)−-00++
f(x)f(x)+∞+\infty↘\searrow22↗\nearrow+∞+\infty

Le minimum de ff sur ]0;+∞[]0;+\infty[ est f(1)=2f(1)=2, donc f(x)⩾2f(x)\geqslant2 pour tout x>0x>0.

4) (0,75 pt) Construire (C)(C) dans le repère (O,ı⃗,ȷ⃗)\left(O,\vec{\imath},\vec{\jmath}\right) ( on admettra que la courbe (C)(C) possède un seul point d’inflexion que l’on ne demande pas de déterminer)

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Courbe (C) de f

5) On considère les deux intégrales suivantes : I=∫1e(1+ln⁡x) dxI=\displaystyle\int_{1}^{e}(1+\ln x)\,dx et J=∫1e(1+ln⁡x)2 dxJ=\displaystyle\int_{1}^{e}(1+\ln x)^{2}\,dx

a) (0,5 pt) Montrer que H:x↦xln⁡xH:x\mapsto x\ln x est une fonction primitive de la fonction h:x↦1+ln⁡xh:x\mapsto1+\ln x sur ]0;+∞[]0;+\infty[ puis en déduire que I=eI=e

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Pour x>0x>0 : H′(x)=ln⁡x+x⋅1x=ln⁡x+1=h(x)H'(x)=\ln x+x\cdot\dfrac{1}{x}=\ln x+1=h(x). Donc HH est une primitive de hh sur ]0;+∞[]0;+\infty[. I=[xln⁡x]1e=eln⁡e−1⋅ln⁡1=e.I=\Big[x\ln x\Big]_{1}^{e}=e\ln e-1\cdot\ln1=e.

b) (0,5 pt) Montrer, à l’aide d’une intégration par partie, que : J=2e−1J=2e-1

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On pose u(x)=(1+ln⁡x)2u(x)=(1+\ln x)^{2}, v′(x)=1v'(x)=1 ; alors u′(x)=2(1+ln⁡x)xu'(x)=\dfrac{2(1+\ln x)}{x} et v(x)=xv(x)=x. J=[x(1+ln⁡x)2]1e−∫1e2(1+ln⁡x) dx=e(1+1)2−1(1+0)2−2I=4e−1−2e=2e−1.J=\Big[x(1+\ln x)^{2}\Big]_{1}^{e}-\int_{1}^{e}2(1+\ln x)\,dx=e(1+1)^{2}-1(1+0)^{2}-2I=4e-1-2e=2e-1.

c) (0,5 pt) Calculer, en cm2\mathrm{cm}^{2}, l’aire du domaine plan limité par la courbe (C)(C), l’axe des abscisses, et les deux droites d’équations x=1x=1 et x=ex=e

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Sur [1,e][1,e], f(x)⩾2>0f(x)\geqslant2>0. L’unité étant 1 cm1\,\mathrm{cm}, A=∫1ef(x) dx=∫1e(1+ln⁡x)2 dx+∫1e1x2 dx=J+[−1x]1e=2e−1−1e+1=(2e−1e)cm2.\mathcal{A}=\int_{1}^{e}f(x)\,dx=\int_{1}^{e}(1+\ln x)^{2}\,dx+\int_{1}^{e}\frac{1}{x^{2}}\,dx=J+\Big[-\frac{1}{x}\Big]_{1}^{e}=2e-1-\frac{1}{e}+1=\left(2e-\frac{1}{e}\right)\mathrm{cm}^{2}.

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