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Examen national du baccalauréat — Session normale 2018
Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales (les deux parcours) — option française
Code NS 22F — Durée : 3 h — Coefficient : 7
INSTRUCTIOS GENERALES
L’utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée
Le candidat peut traiter les exercices de l’épreuve suivant l’ordre qui lui convient
L’utilisation de la couleur rouge lors de la rédaction des solutions est à éviter
COMPOSANTES DU SUJET
L’épreuve est composée de trois exercices et un problème indépendants entre eux et répartis suivant les domaines comme suit :
Domaine
Barème
Exercice 1
Géométrie dans l’espace
3 points
Exercice 2
Nombres complexes
3 points
Exercice 3
Calcul des probabilités
3 points
Problème
Etude d’une fonction numérique et des suites numériques
11 points
Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)
Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O;i,j,k), on considère les points A(0,−2,−2), B(1,−2,−4) et C(−3,−1,2).
1)(1 pt) Montrer que AB∧AC=2i+2j+k et en déduire que 2x+2y+z+6=0 est une équation cartésienne du plan (ABC).
3) a)(0.25 pt) Vérifier que ⎩⎨⎧x=1+2ty=2tz=1+t(t∈R) est une représentation paramétrique de la droite (Δ) passant par le point Ω et orthogonale au plan (ABC).
Voir la solution
Pour t=0 : (1,0,1)=Ω. Le vecteur directeur u=(2,2,1) est colinéaire au vecteur normal AB∧AC du plan (ABC), donc (Δ) est orthogonale à (ABC) et passe par Ω.
b)(0.5 pt) Déterminer les coordonnées de H le point d’intersection de la droite (Δ) et du plan (ABC).
Voir la solution
On injecte dans l’équation du plan : 2(1+2t)+2(2t)+(1+t)+6=0, soit 2+4t+4t+1+t+6=0, donc 9t+9=0, t=−1.
Ainsi H(1−2,−2,1−1)=H(−1,−2,0).
4)(0.75 pt) Vérifier que d(Ω,(ABC))=3, puis montrer que le plan (ABC) coupe la sphère (S) selon un cercle de rayon 4, dont on déterminera le centre.
Voir la solution
d(Ω,(ABC))=4+4+1∣2⋅1+2⋅0+1+6∣=39=3.
Comme d=3<R=5, l’intersection est un cercle de centre H (projeté de Ω sur le plan) et de rayon r=R2−d2=25−9=4.
Exercice 2 — Nombres complexes (3 points)
1)(0.75 pt) Résoudre dans l’ensemble C des nombres complexes : 2z2+2z+5=0.
Voir la solution
Δ=4−40=−36=36i2. Les solutions sont z=4−2±6i=−21±23i.
2) Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O;u,v), on considère la rotation R de centre O et d’angle 32π.
a)(0.25 pt) Écrire sous forme trigonométrique le nombre complexe d=−21+23i.
Voir la solution
∣d∣=1 et arg(d)=32π, donc d=cos32π+isin32π.
b)(0.5 pt) On considère le point A d’affixe a=−21+23i et le point B image du point A par la rotation R ; soit b l’affixe du point B, montrer que b=da.
Voir la solution
L’écriture complexe de R est z′=ei2π/3z=dz. Donc b=da.
3) Soit T la translation de vecteur OA et C l’image de B par la translation T et c l’affixe de C.
a)(0.75 pt) Vérifier que c=b+a et en déduire que c=a(21+23i) (on pourra utiliser la question 2)b)).
Voir la solution
La translation de vecteur OA (affixe a) donne c=b+a.
Or b=da, donc c=a(d+1)=a(−21+23i+1)=a(21+23i).
b)(0.75 pt) Déterminer arg(ac) puis en déduire que le triangle OAC est équilatéral.
Voir la solution
ac=21+23i=cos3π+isin3π, donc arg(ac)=3π.
De plus ac=1, donc ∣c∣=∣a∣, soit OC=OA.
Ainsi OA=OC et AOC=3π : le triangle OAC est équilatéral.
Exercice 3 — Calcul des probabilités (3 points)
Une urne contient 9 boules indiscernables au toucher : cinq boules rouges portant les nombres 1;1;2;2;2 et quatre boules blanches portant les nombres 1;2;2;2.
On considère l’expérience suivante : on tire au hasard et simultanément trois boules de l’urne. Soient les événements :
A : « les trois boules tirées sont de même couleur »
B : « les trois boules tirées portent le même nombre »
C : « les trois boules tirées sont de même couleur et portent le même nombre »
1)(1.5 pt) Montrer que p(A)=61, p(B)=41 et p(C)=421.
Voir la solution
Nombre de tirages possibles : (39)=84.
A : trois rouges ou trois blanches : (35)+(34)=10+4=14, donc p(A)=8414=61.
B : même nombre. Il y a 3 boules portant 1 et 6 portant 2 :
(33)+(36)=1+20=21, donc p(B)=8421=41.
C : même couleur et même nombre. Trois rouges portant 2 : (33)=1 ; trois blanches portant 2 : (33)=1 (impossible pour le nombre 1). Donc p(C)=842=421.
2) On répète l’expérience précédente trois fois avec remise dans l’urne des trois boules tirées après chaque tirage, et on considère la variable aléatoire X qui est égale au nombre de fois la réalisation de l’événement A.
a)(0.5 pt) Déterminer les paramètres de la variable aléatoire binomiale X.
Voir la solution
X suit la loi binomiale de paramètres n=3 et p=p(A)=61.
b)(1 pt) Montrer que p(X=1)=7225 et calculer p(X=2).
Voir la solution
p(X=1)=(13)(61)(65)2=3⋅61⋅3625=21675=7225.
p(X=2)=(23)(61)2(65)=3⋅361⋅65=21615=725.
Exercice 4 — Problème (11 points)
I — Soit g la fonction numérique définie sur R par : g(x)=ex−x2+3x−1.
Le tableau de variations de g (donné dans l’énoncé) indique que g est strictement croissante sur R, de limx→−∞g(x)=−∞ à limx→+∞g(x)=+∞.
1)(0.25 pt) Vérifier que g(0)=0.
Voir la solution
g(0)=e0−0+0−1=0.
2)(0.5 pt) Déterminer le signe de g(x) sur chacun des intervalles ]−∞,0] et [0,+∞[.
Voir la solution
g est strictement croissante et g(0)=0, donc g(x)≤0 sur ]−∞,0] et g(x)≥0 sur [0,+∞[.
II — Soit f la fonction numérique définie sur R par : f(x)=(x2−x)e−x+x
et (C) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O;i,j) (unité : 1cm).
1) a)(0.5 pt) Vérifier que f(x)=exx2−exx+x pour tout x de R puis montrer que x→+∞limf(x)=+∞.
Voir la solution
f(x)=(x2−x)e−x+x=exx2−exx+x.
Par croissances comparées, exx2→0 et exx→0, donc limx→+∞f(x)=+∞.
b)(0.75 pt) Calculer x→+∞lim(f(x)−x) puis en déduire que (C) admet une asymptote (D) au voisinage de +∞ d’équation y=x.
Voir la solution
f(x)−x=(x2−x)e−xx→+∞0 (croissances comparées).
Donc la droite (D):y=x est asymptote à (C) au voisinage de +∞.
c)(0.5 pt) Vérifier que f(x)=exx2−x+xex pour tout x de R puis calculer x→−∞limf(x).
Voir la solution
f(x)=exx2−x+x=exx2−x+xex.
Quand x→−∞ : ex→0+ et x2−x+xex∼x2→+∞, donc x→−∞limf(x)=+∞.
d)(0.5 pt) Montrer que x→−∞limxf(x)=−∞ et interpréter le résultat géométriquement.
Voir la solution
xf(x)=exx−1+ex=(x−1)e−x+1.
(x−1)e−xx→−∞−∞ (car e−x→+∞ et x−1→−∞), donc limx→−∞xf(x)=−∞.
Géométriquement : (C) admet une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées au voisinage de −∞.
2) a)(0.25 pt) Montrer que f(x)−x et x2−x ont le même signe pour tout x de R.
Voir la solution
f(x)−x=(x2−x)e−x et e−x>0 pour tout x, donc f(x)−x et x2−x ont le même signe.
b)(0.5 pt) En déduire que (C) est au-dessus de (D) sur chacun des intervalles ]−∞,0] et [1,+∞[, et en dessous de (D) sur l’intervalle [0,1].
Voir la solution
x2−x=x(x−1) est positif sur ]−∞,0] et sur [1,+∞[, négatif sur [0,1].
Donc f(x)−x≥0 (soit (C) au-dessus de (D)) sur ]−∞,0] et [1,+∞[, et f(x)−x≤0 (en dessous) sur [0,1].
3) a)(0.75 pt) Montrer que f′(x)=g(x)e−x pour tout x de R.