Accueil
Fond

Accueil › 2BAC PC SVT › Examen national 2016 — Session de rattrapage

Examen national 2016 — Session de rattrapage

2BAC PC SVT · Mathématiques

Chargement du PDF…

Versions interactives à solutions cachées — leurs boutons « Voir la solution » ne fonctionnent que dans Adobe Acrobat Reader (calques PDF non pris en charge par les navigateurs et le lecteur ci-dessus). Le lecteur affiche donc les versions classiques.

  • 📥 Version à corrections cachées (Adobe Acrobat Reader)Télécharger

Examen national du baccalauréat — Session de rattrapage 2016

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales — Parcours : Sciences de la Vie et de la Terre et Sciences Physiques (option française) Code RS 22F — Durée : 3 h — Coefficient : 7

INSTRUCTIOS GENERALES

  • Nombre de pages : 4 (la première page contient les instructions générales et les composantes Du sujet ; les trois autres pages contiennent le sujet de l’examen)
  • L’utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée
  • Le candidat peut traiter les exercices de l’épreuve suivant l’ordre qui lui convient
  • L’utilisation de la couleur rouge lors de la rédaction des solutions est à éviter
  • Certaines notations sont utilisées dans différents exercices, toute fois chaque notation ne concerne Que l’exercice où elle est utilisée et ne dépend ni des exercices précédents ni des exercices suivants

COMPOSANTES DU DUJET

L’épreuve est composée de trois exercices et un problème indépendants entre eux et répartis suivants les domaines comme suit :

DomaineBarème
Exercice 1Suites numériques3 points
Exercice 2Géométrie dans l’espace3 points
Exercice 3Nombres complexes3 points
Exercice 4Calcul des probabilités3 points
ProblèmeEtude d’une fonction numérique Et calcul intégral8 points
  • Concernant le problème, ln⁡\ln désigne la fonction logarithme népérien.

Exercice 1 — Suites numériques (3 points)

On considère la suite numérique (un)(u_n) définie par : u0=2u_0=2 et un+1=116un+1516u_{n+1}=\dfrac{1}{16}u_n+\dfrac{15}{16} pour tout nn de N\mathbb{N}.

1) a) (0,5 pt) Montrer par récurrence que un>1u_n>1 pour tout nn de N\mathbb{N}.

Voir la solution

Montrons par récurrence que, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N}, un>1u_n>1.

Initialisation. Pour n=0n=0 : u0=2>1u_0=2>1. La propriété est vraie au rang 00.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. Supposons que un>1u_n>1 et montrons que un+1>1u_{n+1}>1.

De un>1u_n>1 on déduit 116un>116\dfrac{1}{16}u_n>\dfrac{1}{16}, puis 116un+1516>116+1516=1\dfrac{1}{16}u_n+\dfrac{15}{16}>\dfrac{1}{16}+\dfrac{15}{16}=1, c’est-à-dire un+1>1u_{n+1}>1.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : un>1u_n>1.

b) (0,5 pt) Vérifier que un+1−un=1516(un−1)u_{n+1}-u_n=\dfrac{15}{16}(u_n-1) pour tout nn de N\mathbb{N}, puis montrer que la suite (un)(u_n) est décroissante.

Voir la solution

Attention : l’égalité de l’énoncé est imprimée sans le signe « −- » ; l’égalité exacte est un+1−un=−1516(un−1)u_{n+1}-u_n=-\dfrac{15}{16}(u_n-1) (avec le signe de l’énoncé, la suite serait croissante, ce qui contredit la conclusion demandée).

Soit n∈Nn\in\mathbb{N} : un+1−un=116un+1516−un=−1516un+1516=−1516(un−1).u_{n+1}-u_n=\frac{1}{16}u_n+\frac{15}{16}-u_n=-\frac{15}{16}u_n+\frac{15}{16}=-\frac{15}{16}(u_n-1). D’après 1) a), un>1u_n>1, donc un−1>0u_n-1>0 et −1516(un−1)<0-\dfrac{15}{16}(u_n-1)<0.

Ainsi un+1−un<0u_{n+1}-u_n<0 pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : la suite (un)(u_n) est (strictement) décroissante.

c) (0,25 pt) En déduire que la suite (un)(u_n) est convergente.

Voir la solution

La suite (un)(u_n) est décroissante (question 1) b)) et minorée par 11 (question 1) a)). Toute suite décroissante et minorée est convergente : la suite (un)(u_n) est donc convergente.

2) Soit (vn)(v_n) la suite numérique telle que : vn=un−1v_n=u_n-1 pour tout nn de N\mathbb{N}.

a) (1 pt) Montrer que (vn)(v_n) est une suite géométrique de raison 116\dfrac{1}{16} puis écrire vnv_n en fonction de nn.

Voir la solution

Soit n∈Nn\in\mathbb{N} : vn+1=un+1−1=116un+1516−1=116un−116=116(un−1)=116vn.v_{n+1}=u_{n+1}-1=\frac{1}{16}u_n+\frac{15}{16}-1=\frac{1}{16}u_n-\frac{1}{16}=\frac{1}{16}(u_n-1)=\frac{1}{16}v_n. Donc (vn)(v_n) est une suite géométrique de raison q=116q=\dfrac{1}{16} et de premier terme v0=u0−1=1v_0=u_0-1=1.

Par suite, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : vn=v0 qn=(116)nv_n=v_0\,q^n=\left(\dfrac{1}{16}\right)^n.

b) (0,75 pt) Montrer que un=1+(116)nu_n=1+\left(\dfrac{1}{16}\right)^n pour tout nn de N\mathbb{N}, puis déterminer la limite de la suite (un)(u_n).

Voir la solution

Pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : un=vn+1=1+(116)nu_n=v_n+1=1+\left(\dfrac{1}{16}\right)^n.

Comme −1<116<1-1<\dfrac{1}{16}<1, lim⁡n→+∞(116)n=0\displaystyle\lim_{n\to+\infty}\left(\frac{1}{16}\right)^n=0, donc lim⁡n→+∞un=1.\lim_{n\to+\infty}u_n=1.

Exercice 2 — Géométrie dans l’espace (3 points)

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O;i⃗,j⃗,k⃗)(O;\vec{i},\vec{j},\vec{k}), on considère les points A(1,3,4)A(1,3,4) et B(0,1,2)B(0,1,2).

1) a) (0,5 pt) Montrer que OA→∧OB→=2i⃗−2j⃗+k⃗\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}=2\vec{i}-2\vec{j}+\vec{k}

Voir la solution

OA→(1,3,4)\overrightarrow{OA}(1,3,4) et OB→(0,1,2)\overrightarrow{OB}(0,1,2), donc OA→∧OB→=∣3142∣i⃗−∣1042∣j⃗+∣1031∣k⃗=(6−4)i⃗−(2−0)j⃗+(1−0)k⃗=2i⃗−2j⃗+k⃗.\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}=\begin{vmatrix}3&1\\4&2\end{vmatrix}\vec{i}-\begin{vmatrix}1&0\\4&2\end{vmatrix}\vec{j}+\begin{vmatrix}1&0\\3&1\end{vmatrix}\vec{k}=(6-4)\vec{i}-(2-0)\vec{j}+(1-0)\vec{k}=2\vec{i}-2\vec{j}+\vec{k}.

b) (0,5 pt) Montrer que 2x−2y+z=02x-2y+z=0 est une équation cartésienne du plan (OAB)(OAB).

Voir la solution

n⃗=OA→∧OB→(2,−2,1)\vec{n}=\overrightarrow{OA}\wedge\overrightarrow{OB}(2,-2,1) est non nul : les points OO, AA, BB ne sont pas alignés et n⃗\vec{n} est normal au plan (OAB)(OAB).

Une équation de (OAB)(OAB) est de la forme 2x−2y+z+d=02x-2y+z+d=0 ; comme O(0,0,0)∈(OAB)O(0,0,0)\in(OAB), d=0d=0.

Donc (OAB):2x−2y+z=0(OAB) : 2x-2y+z=0. (Contrôle : AA : 2−6+4=02-6+4=0 ; BB : 0−2+2=00-2+2=0.)

2) (0,5 pt) Soit (S)(S) la sphère d’équation : x2+y2+z2−6x+6y−6z+2=0x^2+y^2+z^2-6x+6y-6z+2=0.

Montrer que la sphère (S)(S) a pour centre le point Ω(3,−3,3)\Omega(3,-3,3) et pour rayon 55.

Voir la solution

On complète les carrés : x2−6x=(x−3)2−9x^2-6x=(x-3)^2-9, y2+6y=(y+3)2−9y^2+6y=(y+3)^2-9, z2−6z=(z−3)2−9z^2-6z=(z-3)^2-9.

L’équation de (S)(S) s’écrit donc (x−3)2+(y+3)2+(z−3)2−27+2=0(x-3)^2+(y+3)^2+(z-3)^2-27+2=0, soit (x−3)2+(y+3)2+(z−3)2=25=52.(x-3)^2+(y+3)^2+(z-3)^2=25=5^2. Donc (S)(S) a pour centre Ω(3,−3,3)\Omega(3,-3,3) et pour rayon R=5R=5.

3) a) (0,75 pt) Montrer que le plan (OAB)(OAB) est tangent à la sphère (S)(S).

Voir la solution

d(Ω,(OAB))=∣2×3−2×(−3)+3∣22+(−2)2+12=∣6+6+3∣3=153=5.d(\Omega,(OAB))=\frac{|2\times3-2\times(-3)+3|}{\sqrt{2^2+(-2)^2+1^2}}=\frac{|6+6+3|}{3}=\frac{15}{3}=5. Comme d(Ω,(OAB))=5=Rd(\Omega,(OAB))=5=R, le plan (OAB)(OAB) est tangent à la sphère (S)(S).

b) (0,75 pt) Déterminer les coordonnées du point de contact H du plan (OAB)(OAB) et de la sphère (S)(S).

Voir la solution

Le point de contact HH est le projeté orthogonal de Ω\Omega sur (OAB)(OAB) : c’est l’intersection de (OAB)(OAB) avec la droite (Δ)(\Delta) passant par Ω\Omega et dirigée par n⃗(2,−2,1)\vec{n}(2,-2,1) : (Δ):{x=3+2ty=−3−2tz=3+t(t∈R).(\Delta) : \begin{cases}x=3+2t\\y=-3-2t\\z=3+t\end{cases}\qquad(t\in\mathbb{R}). M∈(OAB)  ⟺  2(3+2t)−2(−3−2t)+(3+t)=0  ⟺  15+9t=0  ⟺  t=−53.M\in(OAB)\iff2(3+2t)-2(-3-2t)+(3+t)=0\iff15+9t=0\iff t=-\frac{5}{3}. Donc H(3−103, −3+103, 3−53)H\left(3-\dfrac{10}{3},\,-3+\dfrac{10}{3},\,3-\dfrac{5}{3}\right), soit H(−13, 13, 43).H\left(-\frac{1}{3},\,\frac{1}{3},\,\frac{4}{3}\right). Contrôle : 2×(−13)−2×13+43=02\times\left(-\frac{1}{3}\right)-2\times\frac{1}{3}+\frac{4}{3}=0 et ΩH=53×3=5\Omega H=\frac{5}{3}\times3=5.

Exercice 3 — Nombres complexes (3 points)

1) (0,75 pt) Résoudre dans l’ensemble des nombres complexes C\mathbb{C}, l’équation : z2−8z+41=0z^2-8z+41=0.

Voir la solution

Le discriminant est Δ=(−8)2−4×41=64−164=−100=(10i)2<0\Delta=(-8)^2-4\times41=64-164=-100=(10i)^2<0.

Les solutions sont z1=8−10i2=4−5iz_1=\dfrac{8-10i}{2}=4-5i et z2=8+10i2=4+5iz_2=\dfrac{8+10i}{2}=4+5i.

Donc S={4−5i ; 4+5i}S=\{4-5i\,;\,4+5i\}.

2) Dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O;u⃗,v⃗)(O;\vec{u},\vec{v}), on considère les points A, B, C et Ω\Omega d’affixes respectives aa, bb, cc et ω\omega telles que a=4+5ia=4+5i, b=3+4ib=3+4i, c=6+7ic=6+7i Et ω=4+7i\omega=4+7i

a) (0,75 pt) Calculer c−ba−b\dfrac{c-b}{a-b} puis en déduire que les points A, B et C sont alignés.

Voir la solution

c−b=(6+7i)−(3+4i)=3+3ic-b=(6+7i)-(3+4i)=3+3i et a−b=(4+5i)−(3+4i)=1+ia-b=(4+5i)-(3+4i)=1+i. Donc c−ba−b=3+3i1+i=3(1+i)1+i=3.\frac{c-b}{a-b}=\frac{3+3i}{1+i}=\frac{3(1+i)}{1+i}=3. Le quotient c−ba−b\dfrac{c-b}{a-b} est un réel, donc les vecteurs BA→\overrightarrow{BA} et BC→\overrightarrow{BC} sont colinéaires (BC→=3BA→\overrightarrow{BC}=3\overrightarrow{BA}) : les points A, B et C sont alignés.

b) (0,75 pt) Soit zz l’affixe du point M du plan et z′z' l’affixe du point M’, image de M par la rotation R de de centre Ω\Omega et d’angle −π2-\dfrac{\pi}{2}.

Montrer que : z′=−iz−3+11iz'=-iz-3+11i.

Voir la solution

L’écriture complexe de la rotation R de centre Ω\Omega et d’angle −π2-\dfrac{\pi}{2} est z′−ω=e−iπ2(z−ω)=−i(z−ω).z'-\omega=e^{-i\frac{\pi}{2}}(z-\omega)=-i(z-\omega). Donc z′=−iz+iω+ω=−iz+(1+i)(4+7i)z'=-iz+i\omega+\omega=-iz+(1+i)(4+7i).

Or (1+i)(4+7i)=4+7i+4i+7i2=4−7+11i=−3+11i(1+i)(4+7i)=4+7i+4i+7i^2=4-7+11i=-3+11i.

Ainsi z′=−iz−3+11iz'=-iz-3+11i.

c) (0,75 pt) Déterminer l’image du point C par la rotation R puis donner une forme trigonométrique du nombre complexe a−ωc−ω\dfrac{a-\omega}{c-\omega}.

Voir la solution

L’affixe de l’image de C est −ic−3+11i=−i(6+7i)−3+11i=−6i+7−3+11i=4+5i=a.-ic-3+11i=-i(6+7i)-3+11i=-6i+7-3+11i=4+5i=a. Donc R(C)=AR(C)=A.

Par conséquent a−ω=−i(c−ω)a-\omega=-i(c-\omega), et comme c≠ωc\neq\omega : a−ωc−ω=−i=cos⁡(−π2)+isin⁡(−π2).\frac{a-\omega}{c-\omega}=-i=\cos\left(-\frac{\pi}{2}\right)+i\sin\left(-\frac{\pi}{2}\right). Contrôle : a−ωc−ω=−2i2=−i\dfrac{a-\omega}{c-\omega}=\dfrac{-2i}{2}=-i.

Exercice 4 — Calcul des probabilités (3 points)

Une urne contient 10 boules portant les nombres : 1 ; 2 ; 2 ; 3 ; 3 ; 3 ; 4 ; 4 ; 4 ; 4 (les boules sont indiscernables au toucher).

On considère l’expérience suivante : On tire au hasard Successivement et sans remise deux boules de l’urne.

Urne contenant les dix boules numérotées

1) (1 pt) Soit A l’événement : « Obtenir deux boules portant deux nombres pairs »

Montrer que p(A)=13p(\text{A})=\dfrac{1}{3}.

Voir la solution

Un tirage est un arrangement de 22 boules parmi 1010 : card(Ω)=A102=10×9=90\text{card}(\Omega)=A_{10}^2=10\times9=90, tirages équiprobables.

Les boules portant un nombre pair sont les deux boules « 2 » et les quatre boules « 4 », soit 66 boules. Donc card(A)=A62=6×5=30\text{card}(\text{A})=A_6^2=6\times5=30 et p(A)=3090=13.p(\text{A})=\frac{30}{90}=\frac{1}{3}.

2) (2 pt) On répète l’expérience précédente trois fois de suite, en remettant dans l’urne les deux boules tirées après chaque expérience.

Soit X la variable aléatoire égale au nombre de fois où l’événement est réalisé.

Montrer que p(X=1)=49p(\text{X}=1)=\dfrac{4}{9} puis déterminer la loi de probabilité de la variable aléatoire X.

Voir la solution

On répète 33 fois, de façon indépendante (les boules sont remises), la même épreuve, et l’événement A a la probabilité p=13p=\dfrac{1}{3} à chaque épreuve. La variable X suit donc la loi binomiale de paramètres n=3n=3 et p=13p=\dfrac{1}{3} : p(X=k)=C3k(13)k(23)3−k,k∈{0,1,2,3}.p(\text{X}=k)=C_3^k\left(\frac{1}{3}\right)^k\left(\frac{2}{3}\right)^{3-k},\qquad k\in\{0,1,2,3\}. En particulier p(X=1)=C31×13×(23)2=3×13×49=49.p(\text{X}=1)=C_3^1\times\frac{1}{3}\times\left(\frac{2}{3}\right)^2=3\times\frac{1}{3}\times\frac{4}{9}=\frac{4}{9}. De même : p(X=0)=(23)3=827p(\text{X}=0)=\left(\frac{2}{3}\right)^3=\dfrac{8}{27}, p(X=2)=3×19×23=627=29p(\text{X}=2)=3\times\dfrac{1}{9}\times\dfrac{2}{3}=\dfrac{6}{27}=\dfrac{2}{9}, p(X=3)=(13)3=127p(\text{X}=3)=\left(\frac{1}{3}\right)^3=\dfrac{1}{27}.

xix_i00112233
p(X=xi)p(\text{X}=x_i)827\dfrac{8}{27}1227\dfrac{12}{27}627\dfrac{6}{27}127\dfrac{1}{27}

Contrôle : 8+12+6+127=1\dfrac{8+12+6+1}{27}=1.

Exercice 5 — Problème (8 points)

I −- Soit gg la fonction numérique définie sur ]0,+∞[]0,+\infty[ par : g(x)=2x−1+2ln⁡xg(x)=\dfrac{2}{x}-1+2\ln x

On considère ci-contre le tableau de variations de la fonction gg sur ]0,+∞[]0,+\infty[.

Tableau de variations de g

1) (0,25 pt) Calculer g(1)g(1).

Voir la solution

g(1)=21−1+2ln⁡1=2−1+0=1g(1)=\dfrac{2}{1}-1+2\ln1=2-1+0=1.

2) (0,75 pt) En déduire à partir du tableau que g(x)>0g(x)>0 Pour tout xx de ]0,+∞[]0,+\infty[.

Voir la solution

D’après le tableau, gg est décroissante sur ]0,1]]0,1] et croissante sur [1,+∞[[1,+\infty[ : elle admet en 11 un minimum absolu, égal à g(1)=1g(1)=1.

Donc pour tout x∈ ]0,+∞[x\in\,]0,+\infty[ : g(x)≥g(1)=1>0g(x)\geq g(1)=1>0.

II −- On considère la fonction numérique ff définie sur ]0,+∞[]0,+\infty[ par : f(x)=3−3x+2(x+1)ln⁡xf(x)=3-3x+2(x+1)\ln x.

Soit (Cf)(C_f) la courbe représentative de ff dans un repère orthonormé (O;i⃗,j⃗)(O;\vec{i},\vec{j}) (unité : 2 cm).

1) (0,75 pt) Montrer que lim⁡x→0x>0f(x)=−∞\displaystyle\lim_{\substack{x\to0\\x>0}}f(x)=-\infty et interpréter géométriquement ce résultat.

Voir la solution

On a lim⁡x→0+ln⁡x=−∞\displaystyle\lim_{x\to0^+}\ln x=-\infty et lim⁡x→0+2(x+1)=2\displaystyle\lim_{x\to0^+}2(x+1)=2, donc lim⁡x→0+2(x+1)ln⁡x=−∞\displaystyle\lim_{x\to0^+}2(x+1)\ln x=-\infty ; de plus lim⁡x→0+(3−3x)=3\displaystyle\lim_{x\to0^+}(3-3x)=3.

Donc lim⁡x→0+f(x)=−∞\displaystyle\lim_{x\to0^+}f(x)=-\infty.

Interprétation : la droite d’équation x=0x=0 (l’axe des ordonnées) est asymptote verticale à la courbe (Cf)(C_f).

2) a) (0,5 pt) Montrer que lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty (Pour le calcul de la limite on pourra utiliser l’écriture suivante : f(x)=x[3x−3+2(1+1x)ln⁡x]f(x)=x\left[\dfrac{3}{x}-3+2\left(1+\dfrac{1}{x}\right)\ln x\right]).

Voir la solution

Pour x>0x>0 : f(x)=x[3x−3+2(1+1x)ln⁡x]f(x)=x\left[\dfrac{3}{x}-3+2\left(1+\dfrac{1}{x}\right)\ln x\right].

Quand x→+∞x\to+\infty : 3x→0\dfrac{3}{x}\to0, 2(1+1x)→22\left(1+\dfrac{1}{x}\right)\to2 et ln⁡x→+∞\ln x\to+\infty, donc le crochet tend vers +∞+\infty.

Comme x→+∞x\to+\infty, on obtient lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

b) (0,5 pt) Montrer que la courbe (Cf)(C_f) admet, au voisinage de +∞+\infty, une branche parabolique dont la direction est celle de l’axe des ordonnées.

Voir la solution

Pour x>0x>0 : f(x)x=3x−3+2(1+1x)ln⁡x\dfrac{f(x)}{x}=\dfrac{3}{x}-3+2\left(1+\dfrac{1}{x}\right)\ln x, et d’après le calcul précédent lim⁡x→+∞f(x)x=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{f(x)}{x}=+\infty.

Puisque lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty et lim⁡x→+∞f(x)x=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{f(x)}{x}=+\infty, la courbe (Cf)(C_f) admet au voisinage de +∞+\infty une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées.

3) a) (0,75 pt) Montrer que f′(x)=g(x)f'(x)=g(x) pour tout de ]0,+∞[]0,+\infty[.

Voir la solution

ff est dérivable sur ]0,+∞[]0,+\infty[ et, pour tout x>0x>0 : f′(x)=−3+2ln⁡x+2(x+1)×1x=−3+2ln⁡x+2+2x=2x−1+2ln⁡x=g(x).f'(x)=-3+2\ln x+2(x+1)\times\frac{1}{x}=-3+2\ln x+2+\frac{2}{x}=\frac{2}{x}-1+2\ln x=g(x).

b) (0,75 pt) En déduire que ff est strictement croissante sur ]0,+∞[]0,+\infty[ et dresser son tableau de variations sur ]0,+∞[]0,+\infty[.

Voir la solution

D’après la partie I, f′(x)=g(x)>0f'(x)=g(x)>0 pour tout x>0x>0 : ff est strictement croissante sur ]0,+∞[]0,+\infty[.

xx00+∞+\infty
f′(x)f'(x)++
f(x)f(x)−∞-\infty↗\nearrow+∞+\infty

4) a) (0,5 pt) Montrer que I(1,0)\text{I}(1,0) est un point d’inflexion de la courbe (Cf)(C_f).

Voir la solution

f′′(x)=g′(x)=−2x2+2x=2(x−1)x2f''(x)=g'(x)=-\dfrac{2}{x^2}+\dfrac{2}{x}=\dfrac{2(x-1)}{x^2} pour tout x>0x>0.

f′′(x)<0f''(x)<0 sur ]0,1[]0,1[ et f′′(x)>0f''(x)>0 sur ]1,+∞[]1,+\infty[ : f′′f'' s’annule en 11 en changeant de signe.

Comme f(1)=3−3+2×2×ln⁡1=0f(1)=3-3+2\times2\times\ln1=0, le point I(1,0)\text{I}(1,0) est un point d’inflexion de (Cf)(C_f).

b) (0,25 pt) Montrer que y=x−1y=x-1 est une équation cartésienne de la tangente (T)(T) à la courbe (Cf)(C_f) au point I.

Voir la solution

La tangente en I(1,0)\text{I}(1,0) a pour équation y=f′(1)(x−1)+f(1)y=f'(1)(x-1)+f(1), avec f′(1)=g(1)=1f'(1)=g(1)=1 et f(1)=0f(1)=0.

Donc (T):y=x−1(T) : y=x-1.

c) (0,75 pt) Construire dans le même repère (O;i⃗,j⃗)(O;\vec{i},\vec{j}), la droite (T)(T) et la courbe (Cf)(C_f).

Voir la solution

Éléments utiles : asymptote verticale x=0x=0 ; point d’inflexion I(1,0)\text{I}(1,0) où (Cf)(C_f) traverse sa tangente (T)(T) ; branche parabolique verticale en +∞+\infty ; f(2)=6ln⁡2−3≈1,16f(2)=6\ln2-3\approx1{,}16, f(3)=8ln⁡3−6≈2,79f(3)=8\ln3-6\approx2{,}79.

Courbe de f et tangente (T)

5) a) (0,5 pt) Montrer que ∫12(1+x2)dx=74\displaystyle\int_1^2\left(1+\frac{x}{2}\right)dx=\frac{7}{4}.

Voir la solution

∫12(1+x2)dx=[x+x24]12=(2+1)−(1+14)=3−54=74.\int_1^2\left(1+\frac{x}{2}\right)dx=\left[x+\frac{x^2}{4}\right]_1^2=\left(2+1\right)-\left(1+\frac{1}{4}\right)=3-\frac{5}{4}=\frac{7}{4}.

b) (0,75 pt) A l’aide d’une intégration par parties, montrer que : ∫12(x+1)ln⁡x dx=4ln⁡2−74\displaystyle\int_1^2(x+1)\ln x\,dx=4\ln2-\frac{7}{4}.

Voir la solution

On pose u(x)=ln⁡xu(x)=\ln x, v′(x)=x+1v'(x)=x+1 ; alors u′(x)=1xu'(x)=\dfrac{1}{x} et v(x)=x22+xv(x)=\dfrac{x^2}{2}+x. Les fonctions uu et vv sont dérivables à dérivées continues sur [1,2][1,2], donc ∫12(x+1)ln⁡x dx=[(x22+x)ln⁡x]12−∫12(x22+x)1x dx=4ln⁡2−0−∫12(1+x2)dx.\int_1^2(x+1)\ln x\,dx=\left[\left(\frac{x^2}{2}+x\right)\ln x\right]_1^2-\int_1^2\left(\frac{x^2}{2}+x\right)\frac{1}{x}\,dx=4\ln2-0-\int_1^2\left(1+\frac{x}{2}\right)dx. D’après 5) a) : ∫12(x+1)ln⁡x dx=4ln⁡2−74\displaystyle\int_1^2(x+1)\ln x\,dx=4\ln2-\frac{7}{4}.

c) (0,5 pt) Calculer, en cm2cm^2, l’aire du domaine plan limité par la courbe (Cf)(C_f), l’axe des abscisses et les droites d’équations x=1x=1 et x=2x=2.

Voir la solution

ff est strictement croissante et f(1)=0f(1)=0, donc f(x)≥0f(x)\geq0 sur [1,2][1,2]. L’unité étant 22 cm, l’unité d’aire vaut 2×2=4 cm22\times2=4\text{ cm}^2 : A=∫12f(x) dx×4 cm2.\mathcal{A}=\int_1^2f(x)\,dx\times4\text{ cm}^2. Or ∫12f(x) dx=∫12(3−3x) dx+2∫12(x+1)ln⁡x dx=[3x−3x22]12+2(4ln⁡2−74)=−32+8ln⁡2−72=8ln⁡2−5.\int_1^2f(x)\,dx=\int_1^2(3-3x)\,dx+2\int_1^2(x+1)\ln x\,dx=\left[3x-\frac{3x^2}{2}\right]_1^2+2\left(4\ln2-\frac{7}{4}\right)=-\frac{3}{2}+8\ln2-\frac{7}{2}=8\ln2-5. Donc A=4(8ln⁡2−5) cm2=(32ln⁡2−20) cm2≈2,18 cm2\mathcal{A}=4(8\ln2-5)\text{ cm}^2=(32\ln2-20)\text{ cm}^2\approx2{,}18\text{ cm}^2.

6) (0,5 pt) Résoudre graphiquement l’inéquation : x∈ ]0,+∞[ ; (x+1)ln⁡x≥32(x−1)x\in\,]0,+\infty[\,;\ (x+1)\ln x\geq\dfrac{3}{2}(x-1)

Voir la solution

Pour x>0x>0 : (x+1)ln⁡x≥32(x−1)  ⟺  2(x+1)ln⁡x≥3x−3  ⟺  3−3x+2(x+1)ln⁡x≥0  ⟺  f(x)≥0.(x+1)\ln x\geq\frac{3}{2}(x-1)\iff2(x+1)\ln x\geq3x-3\iff3-3x+2(x+1)\ln x\geq0\iff f(x)\geq0. Graphiquement, (Cf)(C_f) est au-dessus de l’axe des abscisses (ou le coupe) exactement pour x≥1x\geq1 (point I(1,0)\text{I}(1,0)).

Donc l’ensemble des solutions est S=[1,+∞[S=[1,+\infty[.

FIN

← Tous les examens nationaux

← Retour aux chapitres 2BAC PC SVT