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Examen national 2026 — Session normale

2BAC PC SVT · Mathématiques

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Examen national du baccalauréat — Session normale 2026

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales — Parcours : Sciences de la Vie et de la Terre et Sciences Physiques (option française) Code NS 22F — Durée : 3 h — Coefficient : 7

Instructions générales

  • L’utilisation d’une calculatrice non programmable est autorisée ;
  • Le candidat peut traiter les exercices et le problème suivant l’ordre qui lui convient ;
  • Il est recommandé d’éviter l’usage de la couleur rouge dans la rédaction des solutions.

Composantes du sujet

L’épreuve est composée de trois exercices et d’un problème, indépendants entre eux, et répartis selon les domaines comme suit :

DomaineBarème
Exercice 1Géométrie dans l’espace3 points
Exercice 2Nombres complexes3.5 points
Exercice 3Calcul des probabilités2.5 points
ProblèmeEtude de fonctions numériques, suites numériques et calcul intégral11 points

Notations

  • On note z‾\overline{z} le conjugué d’un nombre complexe zz, et ∣z∣|z| son module.
  • ln⁡\ln désigne la fonction logarithme népérien.
  • ee est le nombre réel tel que ln⁡(e)=1\ln(e)=1.

Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)

Dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O,i⃗,j⃗,k⃗)(O,\vec{i},\vec{j},\vec{k}), on considère les points A(−1,0,1)A(-1,0,1), B(−3,2,2)B(-3,2,2), C(−1,1,2)C(-1,1,2) et D(2,7,−4)D(2,7,-4).

Soit (Δ)(\Delta) la droite passant par le point DD et dirigée par le vecteur u⃗(2,1,2)\vec{u}(2,1,2)

1.a. (0.5 pt) Montrer que AB→∧AC→=i⃗+2j⃗−2k⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\vec{i}+2\vec{j}-2\vec{k}

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On a AB→(−3−(−1), 2−0, 2−1)\overrightarrow{AB}(-3-(-1),\,2-0,\,2-1), soit AB→(−2,2,1)\overrightarrow{AB}(-2,2,1), et AC→(−1−(−1), 1−0, 2−1)\overrightarrow{AC}(-1-(-1),\,1-0,\,2-1), soit AC→(0,1,1)\overrightarrow{AC}(0,1,1).

AB→∧AC→=∣2111∣i⃗−∣−2101∣j⃗+∣−2201∣k⃗=(2−1)i⃗−(−2−0)j⃗+(−2−0)k⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\begin{vmatrix}2&1\\1&1\end{vmatrix}\vec{i}-\begin{vmatrix}-2&1\\0&1\end{vmatrix}\vec{j}+\begin{vmatrix}-2&2\\0&1\end{vmatrix}\vec{k}=(2-1)\vec{i}-(-2-0)\vec{j}+(-2-0)\vec{k}

Donc AB→∧AC→=i⃗+2j⃗−2k⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\vec{i}+2\vec{j}-2\vec{k}.

1.b. (0.25 pt) Déduire que x+2y−2z+3=0x+2y-2z+3=0 est une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC)

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Le vecteur n⃗=AB→∧AC→=i⃗+2j⃗−2k⃗\vec{n}=\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\vec{i}+2\vec{j}-2\vec{k} est non nul, donc les points AA, BB, CC ne sont pas alignés et n⃗(1,2,−2)\vec{n}(1,2,-2) est un vecteur normal au plan (ABC)(ABC).

Une équation de (ABC)(ABC) est donc de la forme x+2y−2z+d=0x+2y-2z+d=0. Comme A(−1,0,1)∈(ABC)A(-1,0,1)\in(ABC) : −1+0−2+d=0-1+0-2+d=0, donc d=3d=3.

Ainsi (ABC):x+2y−2z+3=0(ABC) : x+2y-2z+3=0.

1.c. (0.5 pt) Calculer u⃗.(AB→∧AC→)\vec{u}.\left(\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}\right) et déduire que la droite (Δ)(\Delta) est parallèle au plan (ABC)(ABC)

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u⃗.(AB→∧AC→)=2×1+1×2+2×(−2)=2+2−4=0\vec{u}.\left(\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}\right)=2\times1+1\times2+2\times(-2)=2+2-4=0.

Le vecteur directeur u⃗\vec{u} de (Δ)(\Delta) est donc orthogonal au vecteur normal n⃗\vec{n} du plan (ABC)(ABC) : la droite (Δ)(\Delta) est parallèle au plan (ABC)(ABC).

Remarque : 2+2×7−2×(−4)+3=27≠02+2\times7-2\times(-4)+3=27\neq0, donc D∉(ABC)D\notin(ABC) : la droite (Δ)(\Delta) est strictement parallèle au plan (ABC)(ABC).

2. Soit (S)(S) la sphère de centre Ω(0,3,0)\Omega(0,3,0) et tangente à la droite (Δ)(\Delta).

2.a. (0.5 pt) Vérifier que ΩD→.u⃗=0\overrightarrow{\Omega D}.\vec{u}=0 et déduire que le rayon de la sphère (S)(S) est égale à 66

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ΩD→(2−0, 7−3, −4−0)\overrightarrow{\Omega D}(2-0,\,7-3,\,-4-0), soit ΩD→(2,4,−4)\overrightarrow{\Omega D}(2,4,-4), donc ΩD→.u⃗=2×2+4×1+(−4)×2=4+4−8=0\overrightarrow{\Omega D}.\vec{u}=2\times2+4\times1+(-4)\times2=4+4-8=0.

Donc DD est le projeté orthogonal de Ω\Omega sur la droite (Δ)(\Delta) (car D∈(Δ)D\in(\Delta) et (ΩD)⊥(Δ)(\Omega D)\perp(\Delta)), d’où : d(Ω,(Δ))=ΩD=22+42+(−4)2=36=6.d(\Omega,(\Delta))=\Omega D=\sqrt{2^2+4^2+(-4)^2}=\sqrt{36}=6.

La sphère (S)(S) est tangente à (Δ)(\Delta), donc son rayon est R=d(Ω,(Δ))=6R=d(\Omega,(\Delta))=6 (et le point de contact est DD).

2.b. (0.75 pt) Calculer d(Ω,(ABC))d(\Omega,(ABC)) et déduire que (ABC)(ABC) coupe la sphère (S)(S) suivant un cercle (Γ)(\Gamma) de rayon r=33r=3\sqrt{3}

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d(Ω,(ABC))=∣0+2×3−2×0+3∣12+22+(−2)2=93=3.d(\Omega,(ABC))=\frac{|0+2\times3-2\times0+3|}{\sqrt{1^2+2^2+(-2)^2}}=\frac{9}{3}=3.

On a d(Ω,(ABC))=3<6=Rd(\Omega,(ABC))=3<6=R, donc le plan (ABC)(ABC) coupe la sphère (S)(S) suivant un cercle (Γ)(\Gamma) de rayon r=R2−d2=36−9=27=33.r=\sqrt{R^2-d^2}=\sqrt{36-9}=\sqrt{27}=3\sqrt{3}.

2.c. (0.5 pt) Vérifier que CΩ→=AB→∧AC→\overrightarrow{C\Omega}=\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC} et déduire que le point CC est le centre du cercle (Γ)(\Gamma).

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CΩ→(0−(−1), 3−1, 0−2)\overrightarrow{C\Omega}(0-(-1),\,3-1,\,0-2), soit CΩ→(1,2,−2)\overrightarrow{C\Omega}(1,2,-2) : c’est bien AB→∧AC→\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}.

Ainsi C∈(ABC)C\in(ABC) et CΩ→\overrightarrow{C\Omega} est normal au plan (ABC)(ABC) : CC est le projeté orthogonal de Ω\Omega sur (ABC)(ABC). Or le centre du cercle (Γ)(\Gamma) est le projeté orthogonal du centre Ω\Omega de la sphère sur le plan (ABC)(ABC) : donc CC est le centre du cercle (Γ)(\Gamma).

(Contrôle : ΩC=1+4+4=3=d(Ω,(ABC))\Omega C=\sqrt{1+4+4}=3=d(\Omega,(ABC)).)

Exercice 2 — Nombres complexes (3.5 points)

On considère dans le plan complexe les points AA, BB et CC d’affixes respectives : a=32+12i,b=eiπ12etc=1a=\frac{\sqrt{3}}{2}+\frac{1}{2}i,\quad b=e^{i\frac{\pi}{12}}\quad\text{et}\quad c=1

1.a. (0.5 pt) Écrire le nombre complexe aa sous forme trigonométrique.

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∣a∣=34+14=1|a|=\sqrt{\frac{3}{4}+\frac{1}{4}}=1, donc a=32+12i=cos⁡π6+isin⁡π6a=\frac{\sqrt{3}}{2}+\frac{1}{2}i=\cos\frac{\pi}{6}+i\sin\frac{\pi}{6}.

1.b. (0.5 pt) Vérifier que b2=ab^2=a et que bb‾=1b\overline{b}=1

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b2=(eiπ12)2=ei2π12=eiπ6=ab^2=\left(e^{i\frac{\pi}{12}}\right)^2=e^{i\frac{2\pi}{12}}=e^{i\frac{\pi}{6}}=a (d’après 1.a).

bb‾=∣b∣2=∣eiπ12∣2=12=1b\overline{b}=|b|^2=\left|e^{i\frac{\pi}{12}}\right|^2=1^2=1.

1.c. (0.5 pt) Montrer que a−1=(2−3)i(a+1)a-1=(2-\sqrt{3})i(a+1)

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On développe le membre de droite : (2−3)i(a+1)=(2−3)i(2+32+12i)=(2−3)(2+3)2i−2−32.(2-\sqrt{3})i(a+1)=(2-\sqrt{3})i\left(\frac{2+\sqrt{3}}{2}+\frac{1}{2}i\right)=\frac{(2-\sqrt{3})(2+\sqrt{3})}{2}i-\frac{2-\sqrt{3}}{2}. Or (2−3)(2+3)=4−3=1(2-\sqrt{3})(2+\sqrt{3})=4-3=1, donc (2−3)i(a+1)=32−1+12i(2-\sqrt{3})i(a+1)=\frac{\sqrt{3}}{2}-1+\frac{1}{2}i.

Et a−1=32−1+12ia-1=\frac{\sqrt{3}}{2}-1+\frac{1}{2}i. Donc a−1=(2−3)i(a+1)a-1=(2-\sqrt{3})i(a+1).

2. Soit TT la translation de vecteur OC→\overrightarrow{OC} et DD le point d’affixe dd tel que T(A)=DT(A)=D

2.a. (0.5 pt) Vérifier que d=b(b+b‾)d=b(b+\overline{b}) et déduire que les points OO, BB et DD sont alignés.

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L’écriture complexe de TT est z′=z+c=z+1z'=z+c=z+1. Donc d=a+1d=a+1.

D’après 1.b : a=b2a=b^2 et 1=bb‾1=b\overline{b}, donc d=b2+bb‾=b(b+b‾)d=b^2+b\overline{b}=b(b+\overline{b}).

Or b+b‾=2Re⁡(b)=2cos⁡π12b+\overline{b}=2\operatorname{Re}(b)=2\cos\frac{\pi}{12} est un réel, donc d−0b−0=2cos⁡π12∈R\dfrac{d-0}{b-0}=2\cos\frac{\pi}{12}\in\mathbb{R} : les points OO, BB et DD sont alignés.

2.b. (0.5 pt) Déduire que arg⁡(d)≡π12[2π]\arg(d)\equiv\frac{\pi}{12}[2\pi]

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d=2cos⁡π12×eiπ12d=2\cos\frac{\pi}{12}\times e^{i\frac{\pi}{12}} avec 2cos⁡π12>02\cos\frac{\pi}{12}>0 (car 0<π12<π20<\frac{\pi}{12}<\frac{\pi}{2}).

C’est une forme exponentielle de dd, donc ∣d∣=2cos⁡π12|d|=2\cos\frac{\pi}{12} et arg⁡(d)≡π12 [2π]\arg(d)\equiv\frac{\pi}{12}\,[2\pi].

3.a. (0.5 pt) Vérifier que a−cd=(2−3)i\dfrac{a-c}{d}=(2-\sqrt{3})i et déduire que les droites (AC)(AC) et (OD)(OD) sont perpendiculaires.

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Comme c=1c=1 et d=a+1d=a+1 : a−cd=a−1a+1=(2−3)i\dfrac{a-c}{d}=\dfrac{a-1}{a+1}=(2-\sqrt{3})i d’après 1.c (et a+1≠0a+1\neq0).

Ce nombre est imaginaire pur non nul, donc (OD→,CA→)≡π2 [π]\left(\overrightarrow{OD},\overrightarrow{CA}\right)\equiv\frac{\pi}{2}\,[\pi] : les droites (AC)(AC) et (OD)(OD) sont perpendiculaires.

3.b. (0.5 pt) Montrer que le quadrilatère OCDAOCDA est un losange.

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d=a+cd=a+c, donc d−a=c−0d-a=c-0, c’est-à-dire AD→=OC→\overrightarrow{AD}=\overrightarrow{OC} : le quadrilatère OCDAOCDA est un parallélogramme.

De plus OA=∣a∣=1OA=|a|=1 et OC=∣c∣=1OC=|c|=1, donc OA=OCOA=OC : deux côtés consécutifs sont égaux.

Un parallélogramme ayant deux côtés consécutifs égaux est un losange : OCDAOCDA est un losange. (On retrouve aussi que ses diagonales (AC)(AC) et (OD)(OD) sont perpendiculaires, question 3.a.)

Exercice 3 — Calcul des probabilités (2.5 points)

Une urne contient cinq boules blanches, quatre boules noires et deux boules vertes.

Toutes les boules sont indiscernables au toucher.

On tire au hasard et simultanément trois boules de l’urne.

On considère les évènements suivants :

AA : « Les trois boules tirées sont de même couleur. »

BB : « Tirer au moins une boule verte. »

1.a. (0.5 pt) Montrer que p(A)=14165p(A)=\dfrac{14}{165}

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L’urne contient 5+4+2=115+4+2=11 boules. Un tirage est une combinaison de 33 boules parmi 1111 : card⁡Ω=C113=165\operatorname{card}\Omega=C_{11}^{3}=165, et les tirages sont équiprobables.

Trois boules de même couleur : trois blanches (C53=10C_5^3=10 façons) ou trois noires (C43=4C_4^3=4 façons) ; trois vertes est impossible (il n’y en a que deux).

p(A)=C53+C43C113=10+4165=14165.p(A)=\frac{C_5^3+C_4^3}{C_{11}^3}=\frac{10+4}{165}=\frac{14}{165}.

1.b. (0.5 pt) Calculer p(B‾)p\left(\overline{B}\right), la probabilité de l’événement contraire de BB et déduire que p(B)=2755p(B)=\dfrac{27}{55}

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B‾\overline{B} : « Ne tirer aucune boule verte », c’est-à-dire tirer les 33 boules parmi les 99 boules non vertes : p(B‾)=C93C113=84165=2855.p\left(\overline{B}\right)=\frac{C_9^3}{C_{11}^3}=\frac{84}{165}=\frac{28}{55}. Donc p(B)=1−p(B‾)=1−2855=2755p(B)=1-p\left(\overline{B}\right)=1-\dfrac{28}{55}=\dfrac{27}{55}.

2. (0.5 pt) Calculer la probabilité p(A∪B)p(A\cup B).

Voir la solution

A∩BA\cap B : « trois boules de même couleur dont au moins une verte » : il faudrait trois boules vertes, c’est impossible. Donc A∩B=∅A\cap B=\emptyset et p(A∩B)=0p(A\cap B)=0. p(A∪B)=p(A)+p(B)−p(A∩B)=14165+81165−0=95165=1933.p(A\cup B)=p(A)+p(B)-p(A\cap B)=\frac{14}{165}+\frac{81}{165}-0=\frac{95}{165}=\frac{19}{33}.

3. On considère la variable aléatoire XX qui associe à chaque tirage le nombre de boules vertes tirées.

3.a. (0.75 pt) Copier et compléter le tableau ci-dessous, qui représente la loi de probabilité de la variable aléatoire XX

xix_i001122
p(X=xi)p(X=x_i)
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XX prend les valeurs 00, 11 et 22.

  • p(X=0)=p(B‾)=C93C113=84165=2855p(X=0)=p\left(\overline{B}\right)=\dfrac{C_9^3}{C_{11}^3}=\dfrac{84}{165}=\dfrac{28}{55} ;
  • p(X=1)=C21×C92C113=2×36165=72165=2455p(X=1)=\dfrac{C_2^1\times C_9^2}{C_{11}^3}=\dfrac{2\times36}{165}=\dfrac{72}{165}=\dfrac{24}{55} ;
  • p(X=2)=C22×C91C113=9165=355p(X=2)=\dfrac{C_2^2\times C_9^1}{C_{11}^3}=\dfrac{9}{165}=\dfrac{3}{55}.
xix_i001122
p(X=xi)p(X=x_i)2855\dfrac{28}{55}2455\dfrac{24}{55}355\dfrac{3}{55}

Contrôle : 28+24+355=1\dfrac{28+24+3}{55}=1.

3.b. (0.25 pt) Montrer que l’espérance de la variable aléatoire XX est E(X)=611E(X)=\dfrac{6}{11}

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E(X)=0×2855+1×2455+2×355=3055=611.E(X)=0\times\frac{28}{55}+1\times\frac{24}{55}+2\times\frac{3}{55}=\frac{30}{55}=\frac{6}{11}.

Exercice 4 — Problème (11 points)

Partie I :

On considère les fonctions numériques gg et hh définies sur ]0,+∞[]0,+\infty[ par : g(x)=1−ln⁡xg(x)=1-\ln x et h(x)=x2ex−1h(x)=x^2e^{x-1}

1.a. (0.5 pt) Calculer g(1)g(1) et h(1)h(1)

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g(1)=1−ln⁡1=1−0=1g(1)=1-\ln1=1-0=1 et h(1)=12×e0=1h(1)=1^2\times e^{0}=1.

1.b. (0.5 pt) Résoudre l’équation g(x)=0g(x)=0 dans l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[

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Pour x∈ ]0,+∞[x\in\,]0,+\infty[ : g(x)=0  ⟺  ln⁡x=1  ⟺  ln⁡x=ln⁡e  ⟺  x=eg(x)=0\iff\ln x=1\iff\ln x=\ln e\iff x=e.

L’ensemble des solutions est S={e}S=\{e\}.

2. Le graphique ci-dessous représente les courbes (Cg)(\mathscr{C}_g) et (Ch)(\mathscr{C}_h) des fonctions gg et hh dans un même repère orthonormé.

Courbes de g et h, domaine hachuré

2.a. (0.5 pt) Justifier graphiquement que : pour tout xx de ]0,1[]0,1[ : h(x)−g(x)<0h(x)-g(x)<0 et pour tout xx de ]1,+∞[]1,+\infty[ : h(x)−g(x)>0h(x)-g(x)>0

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Les courbes (Cg)(\mathscr{C}_g) et (Ch)(\mathscr{C}_h) se coupent au point d’abscisse 11 (d’après 1.a, g(1)=h(1)=1g(1)=h(1)=1).

  • Sur ]0,1[]0,1[, la courbe (Ch)(\mathscr{C}_h) est au-dessous de (Cg)(\mathscr{C}_g) : h(x)<g(x)h(x)<g(x), donc h(x)−g(x)<0h(x)-g(x)<0.
  • Sur ]1,+∞[]1,+\infty[, la courbe (Ch)(\mathscr{C}_h) est au-dessus de (Cg)(\mathscr{C}_g) : h(x)>g(x)h(x)>g(x), donc h(x)−g(x)>0h(x)-g(x)>0.

2.b. (0.5 pt) En utilisant une intégration par parties, montrer que : ∫1eg(x) dx=e−2\displaystyle\int_1^e g(x)\,\mathrm{d}x=e-2

Voir la solution

On pose u(x)=1−ln⁡xu(x)=1-\ln x et v′(x)=1v'(x)=1, d’où u′(x)=−1xu'(x)=-\dfrac{1}{x} et v(x)=xv(x)=x (uu et vv sont dérivables à dérivées continues sur [1,e][1,e]). ∫1eg(x) dx=[x(1−ln⁡x)]1e−∫1ex×(−1x)dx=(e(1−1)−1(1−0))+∫1e1 dx\int_1^e g(x)\,\mathrm{d}x=\Big[x(1-\ln x)\Big]_1^e-\int_1^e x\times\left(-\frac{1}{x}\right)\mathrm{d}x=\big(e(1-1)-1(1-0)\big)+\int_1^e 1\,\mathrm{d}x =−1+(e−1)=e−2.=-1+(e-1)=e-2.

2.c. (0.75 pt) Vérifier que la fonction H:x↦ex−1(x2−2x+2)H:x\mapsto e^{x-1}(x^2-2x+2) est une primitive de la fonction hh sur ]0,+∞[]0,+\infty[, puis calculer ∫01h(x) dx\displaystyle\int_0^1 h(x)\,\mathrm{d}x

Voir la solution

HH est dérivable sur ]0,+∞[]0,+\infty[ et : H′(x)=ex−1(x2−2x+2)+ex−1(2x−2)=ex−1(x2−2x+2+2x−2)=x2ex−1=h(x).H'(x)=e^{x-1}(x^2-2x+2)+e^{x-1}(2x-2)=e^{x-1}(x^2-2x+2+2x-2)=x^2e^{x-1}=h(x). Donc HH est une primitive de hh sur ]0,+∞[]0,+\infty[.

La formule x2ex−1x^2e^{x-1} a un sens et définit une fonction continue sur [0,1][0,1], de primitive HH (même calcul), donc : ∫01h(x) dx=H(1)−H(0)=e0(1−2+2)−e−1×2=1−2e.\int_0^1 h(x)\,\mathrm{d}x=H(1)-H(0)=e^{0}(1-2+2)-e^{-1}\times2=1-\frac{2}{e}.

2.d. (0.5 pt) Calculer l’aire du domaine hachuré sur le graphique précédent. (en unité d’aire)

Voir la solution

Le domaine hachuré est limité par l’axe des abscisses, la courbe (Ch)(\mathscr{C}_h) entre les abscisses 00 et 11, puis la courbe (Cg)(\mathscr{C}_g) entre les abscisses 11 et ee (sur ces intervalles, h≥0h\geq0 et g≥0g\geq0 car ln⁡x≤1\ln x\leq1 pour x≤ex\leq e).

A=∫01h(x) dx+∫1eg(x) dx=(1−2e)+(e−2)=e−1−2e u.a. (≈0,98 u.a.)\mathscr{A}=\int_0^1 h(x)\,\mathrm{d}x+\int_1^e g(x)\,\mathrm{d}x=\left(1-\frac{2}{e}\right)+(e-2)=e-1-\frac{2}{e}\ \text{u.a.}\ (\approx0{,}98\ \text{u.a.})

Partie II : On considère la fonction numérique ff définie sur ]0,+∞[]0,+\infty[ par f(x)=ex−1−ln⁡xxf(x)=e^{x-1}-\dfrac{\ln x}{x}

Soit (Cf)(\mathscr{C}_f) sa courbe dans un repère orthonormé (O,i⃗,j⃗)(O,\vec{i},\vec{j}).

1.a. (0.5 pt) Vérifier que lim⁡x→0+f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to0^+}f(x)=+\infty, puis interpréter géométriquement ce résultat.

Voir la solution

lim⁡x→0+ex−1=e−1\displaystyle\lim_{x\to0^+}e^{x-1}=e^{-1} et lim⁡x→0+ln⁡xx=lim⁡x→0+ln⁡x×1x=(−∞)×(+∞)=−∞\displaystyle\lim_{x\to0^+}\frac{\ln x}{x}=\lim_{x\to0^+}\ln x\times\frac{1}{x}=(-\infty)\times(+\infty)=-\infty.

Donc lim⁡x→0+f(x)=e−1+∞=+∞\displaystyle\lim_{x\to0^+}f(x)=e^{-1}+\infty=+\infty.

Interprétation : la droite d’équation x=0x=0 (l’axe des ordonnées) est une asymptote verticale à (Cf)(\mathscr{C}_f).

1.b. (0.25 pt) Vérifier que lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty

Voir la solution

lim⁡x→+∞ex−1=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}e^{x-1}=+\infty et lim⁡x→+∞ln⁡xx=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{\ln x}{x}=0 (limite usuelle). Donc lim⁡x→+∞f(x)=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}f(x)=+\infty.

1.c. (0.5 pt) Montrer que lim⁡x→+∞f(x)x=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{f(x)}{x}=+\infty, puis interpréter géométriquement ce résultat.

Voir la solution

Pour x>0x>0 : f(x)x=ex−1x−ln⁡xx2=1e×exx−ln⁡xx×1x\dfrac{f(x)}{x}=\dfrac{e^{x-1}}{x}-\dfrac{\ln x}{x^2}=\dfrac{1}{e}\times\dfrac{e^x}{x}-\dfrac{\ln x}{x}\times\dfrac{1}{x}.

Or lim⁡x→+∞exx=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{e^x}{x}=+\infty et lim⁡x→+∞ln⁡xx×1x=0×0=0\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{\ln x}{x}\times\frac{1}{x}=0\times0=0. Donc lim⁡x→+∞f(x)x=+∞\displaystyle\lim_{x\to+\infty}\frac{f(x)}{x}=+\infty.

Interprétation : (Cf)(\mathscr{C}_f) admet au voisinage de +∞+\infty une branche parabolique de direction l’axe des ordonnées.

2.a. (0.75 pt) Montrer que pour tout xx de ]0,+∞[]0,+\infty[, f′(x)=h(x)−g(x)x2f'(x)=\dfrac{h(x)-g(x)}{x^2}

Voir la solution

ff est dérivable sur ]0,+∞[]0,+\infty[ et, pour tout x>0x>0 : f′(x)=ex−1−1x×x−ln⁡x×1x2=ex−1−1−ln⁡xx2=x2ex−1−(1−ln⁡x)x2=h(x)−g(x)x2.f'(x)=e^{x-1}-\frac{\frac{1}{x}\times x-\ln x\times1}{x^2}=e^{x-1}-\frac{1-\ln x}{x^2}=\frac{x^2e^{x-1}-(1-\ln x)}{x^2}=\frac{h(x)-g(x)}{x^2}.

2.b. (0.5 pt) Dresser le tableau de variations de ff sur ]0,+∞[]0,+\infty[ (On peut utiliser la question 2.a de la partie I.)

Voir la solution

Comme x2>0x^2>0, f′(x)f'(x) a le signe de h(x)−g(x)h(x)-g(x). D’après la partie I (2.a) : f′(x)<0f'(x)<0 sur ]0,1[]0,1[, f′(x)>0f'(x)>0 sur ]1,+∞[]1,+\infty[, et f′(1)=0f'(1)=0.

f(1)=e0−ln⁡11=1f(1)=e^0-\dfrac{\ln1}{1}=1.

x01+∞f′(x)−0+f(x)+∞↘1↗+∞\begin{array}{|c|ccccc|}\hline x & 0 & & 1 & & +\infty\\\hline f'(x) & & - & 0 & + & \\\hline f(x) & +\infty & \searrow & 1 & \nearrow & +\infty\\\hline\end{array}

ff est strictement décroissante sur ]0,1]]0,1] et strictement croissante sur [1,+∞[[1,+\infty[.

2.c. (0.5 pt) Déduire que pour tout xx de ]0,+∞[]0,+\infty[, ex−1≥1+ln⁡xxe^{x-1}\geq1+\dfrac{\ln x}{x}

Voir la solution

D’après le tableau, f(1)=1f(1)=1 est le minimum de ff sur ]0,+∞[]0,+\infty[. Donc pour tout x>0x>0 : f(x)≥1f(x)\geq1, c’est-à-dire ex−1−ln⁡xx≥1e^{x-1}-\dfrac{\ln x}{x}\geq1, d’où ex−1≥1+ln⁡xxe^{x-1}\geq1+\dfrac{\ln x}{x}.

3. (0.75 pt) Montrer que l’équation f(x)=xf(x)=x admet une solution α\alpha tel que : 32<α<2\frac{3}{2}<\alpha<2 (On donne f(2)≈2,37f(2)\approx2,37 et f(32)≈1,38f\left(\frac{3}{2}\right)\approx1,38 )

Voir la solution

On pose k(x)=f(x)−xk(x)=f(x)-x pour x∈[32,2]x\in\left[\frac{3}{2},2\right]. La fonction kk est continue sur [32,2]\left[\frac{3}{2},2\right] (différence de fonctions continues).

  • k(32)=f(32)−32≈1,38−1,5=−0,12<0k\left(\frac{3}{2}\right)=f\left(\frac{3}{2}\right)-\frac{3}{2}\approx1{,}38-1{,}5=-0{,}12<0 ;
  • k(2)=f(2)−2≈2,37−2=0,37>0k(2)=f(2)-2\approx2{,}37-2=0{,}37>0.

k(32)×k(2)<0k\left(\frac{3}{2}\right)\times k(2)<0, donc d’après le théorème des valeurs intermédiaires, l’équation k(x)=0k(x)=0, c’est-à-dire f(x)=xf(x)=x, admet (au moins) une solution α\alpha telle que 32<α<2\frac{3}{2}<\alpha<2.

(Valeur approchée : α≈1,698\alpha\approx1{,}698.)

4. Soit φ\varphi la restriction de la fonction ff sur l’intervalle [1,+∞[[1,+\infty[

4.a. (0.5 pt) Montrer que φ\varphi admet une fonction réciproque φ−1\varphi^{-1} définie sur un intervalle JJ que l’on déterminera. (L’expression φ−1(x)\varphi^{-1}(x) n’est pas demandée.)

Voir la solution

φ\varphi est continue (car dérivable) et strictement croissante sur I=[1,+∞[I=[1,+\infty[ (question 2.b). Donc φ\varphi admet une fonction réciproque φ−1\varphi^{-1} définie sur J=φ(I)=[φ(1),lim⁡x→+∞φ(x)[=[1,+∞[.J=\varphi(I)=\left[\varphi(1),\lim_{x\to+\infty}\varphi(x)\right[=[1,+\infty[.

4.b. (0.25 pt) Justifier que la fonction φ−1\varphi^{-1} est strictement croissante sur l’intervalle JJ

Voir la solution

La fonction réciproque d’une fonction continue et strictement croissante sur un intervalle a le même sens de variation : φ\varphi est strictement croissante sur [1,+∞[[1,+\infty[, donc φ−1\varphi^{-1} est strictement croissante sur J=[1,+∞[J=[1,+\infty[.

5. Le graphique ci-dessous représente la courbe (Cφ)(\mathscr{C}_\varphi) de la fonction φ\varphi et la droite (Δ)(\Delta) d’équation y=xy=x dans un repère orthonormé.

Courbe de φ et droite (Δ)

5.a. (0.5 pt) Justifier graphiquement que pour tout xx de [1,α][1,\alpha] : φ(x)≤x\varphi(x)\leq x

Voir la solution

Sur l’intervalle [1,α][1,\alpha], la courbe (Cφ)(\mathscr{C}_\varphi) est au-dessous de la droite (Δ):y=x(\Delta):y=x (elle la rencontre aux points d’abscisses 11 et α\alpha, car φ(1)=1\varphi(1)=1 et φ(α)=α\varphi(\alpha)=\alpha). Donc pour tout x∈[1,α]x\in[1,\alpha] : φ(x)≤x\varphi(x)\leq x.

5.b. (0.5 pt) Déduire que pour tout xx de [1,α][1,\alpha] : φ−1(x)≥x\varphi^{-1}(x)\geq x

Voir la solution

Soit x∈[1,α]x\in[1,\alpha]. On pose y=φ−1(x)y=\varphi^{-1}(x). Avec φ−1(1)=1\varphi^{-1}(1)=1 et φ−1(α)=α\varphi^{-1}(\alpha)=\alpha : 1≤x≤α  ⟹  φ−1(1)≤φ−1(x)≤φ−1(α)  ⟹  1≤y≤α.1\leq x\leq\alpha\implies\varphi^{-1}(1)\leq\varphi^{-1}(x)\leq\varphi^{-1}(\alpha)\implies1\leq y\leq\alpha. D’après 5.a appliquée à y∈[1,α]y\in[1,\alpha] : φ(y)≤y\varphi(y)\leq y, c’est-à-dire x≤φ−1(x)x\leq\varphi^{-1}(x).

Donc pour tout x∈[1,α]x\in[1,\alpha] : φ−1(x)≥x\varphi^{-1}(x)\geq x.

5.c. (0.5 pt) Reproduire la courbe (Cφ)(\mathscr{C}_\varphi) et tracer la courbe (Cφ−1)(\mathscr{C}_{\varphi^{-1}}) de la fonction φ−1\varphi^{-1} dans un même repère orthonormé.

Voir la solution

Dans un repère orthonormé, (Cφ−1)(\mathscr{C}_{\varphi^{-1}}) est la symétrique de (Cφ)(\mathscr{C}_\varphi) par rapport à la droite (Δ):y=x(\Delta):y=x. Elle passe par les points (1,1)(1,1) et (α,α)(\alpha,\alpha) et se situe au-dessus de (Δ)(\Delta) sur [1,α][1,\alpha].

Courbes de φ et de φ⁻¹

Partie III :

Soit la suite numérique (un)(u_n) définie par u0∈ ]1,α[u_0\in\,]1,\alpha[ et un+1=φ−1(un)u_{n+1}=\varphi^{-1}(u_n), pour tout nn de N\mathbb{N}

1. (0.5 pt) Montrer par récurrence que 1<un<α1<u_n<\alpha, pour tout entier naturel nn.

Voir la solution

Pour n∈Nn\in\mathbb{N}, on note P(n)P(n) : « 1<un<α1<u_n<\alpha ».

Initialisation. Pour n=0n=0 : u0∈ ]1,α[u_0\in\,]1,\alpha[, donc 1<u0<α1<u_0<\alpha : P(0)P(0) est vraie.

Hérédité. Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. On suppose 1<un<α1<u_n<\alpha et on montre que 1<un+1<α1<u_{n+1}<\alpha.

Comme 11, unu_n, α\alpha sont dans J=[1,+∞[J=[1,+\infty[ : 1<un<α  ⟹  φ−1(1)<φ−1(un)<φ−1(α).1<u_n<\alpha\implies\varphi^{-1}(1)<\varphi^{-1}(u_n)<\varphi^{-1}(\alpha). Or φ(1)=1\varphi(1)=1 donne φ−1(1)=1\varphi^{-1}(1)=1, et φ(α)=α\varphi(\alpha)=\alpha donne φ−1(α)=α\varphi^{-1}(\alpha)=\alpha. Donc 1<un+1<α1<u_{n+1}<\alpha : P(n+1)P(n+1) est vraie.

Conclusion. D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : 1<un<α1<u_n<\alpha.

2. (0.5 pt) Montrer que la suite (un)(u_n) est croissante. (On peut utiliser la question 5.b de la partie II.)

Voir la solution

Soit n∈Nn\in\mathbb{N}. D’après la question 1, un∈ ]1,α[ ⊂[1,α]u_n\in\,]1,\alpha[\,\subset[1,\alpha], donc d’après 5.b (partie II) : φ−1(un)≥un\varphi^{-1}(u_n)\geq u_n, c’est-à-dire un+1≥unu_{n+1}\geq u_n.

Donc la suite (un)(u_n) est croissante.

3. (0.75 pt) En déduire que la suite (un)(u_n) est convergente et déterminer sa limite.

Voir la solution

La suite (un)(u_n) est croissante et majorée par α\alpha : elle est donc convergente. Soit ℓ\ell sa limite ; comme u0≤un<αu_0\leq u_n<\alpha pour tout nn, on a 1<u0≤ℓ≤α1<u_0\leq\ell\leq\alpha.

On a un+1=φ−1(un)u_{n+1}=\varphi^{-1}(u_n) avec φ−1\varphi^{-1} continue sur JJ (réciproque d’une fonction continue strictement monotone), et φ−1([1,α])=[1,α]\varphi^{-1}([1,\alpha])=[1,\alpha]. Donc ℓ\ell vérifie φ−1(ℓ)=ℓ\varphi^{-1}(\ell)=\ell, c’est-à-dire φ(ℓ)=ℓ\varphi(\ell)=\ell, soit f(ℓ)=ℓf(\ell)=\ell avec ℓ∈ ]1,α]\ell\in\,]1,\alpha].

D’après le graphique (question 5), sur [1,α][1,\alpha] la courbe (Cφ)(\mathscr{C}_\varphi) ne rencontre (Δ)(\Delta) qu’aux points d’abscisses 11 et α\alpha. Comme ℓ>1\ell>1, on obtient ℓ=α\ell=\alpha.

Donc lim⁡n→+∞un=α\displaystyle\lim_{n\to+\infty}u_n=\alpha.

Justification algébrique (complément) : f′′(x)=ex−1+3−2ln⁡xx3>0f''(x)=e^{x-1}+\dfrac{3-2\ln x}{x^3}>0 sur [1,2][1,2] (car ln⁡x≤ln⁡2<32\ln x\leq\ln2<\frac{3}{2}), donc k:x↦f(x)−xk:x\mapsto f(x)-x est convexe sur [1,α][1,\alpha] avec k(1)=k(α)=0k(1)=k(\alpha)=0 : k(x)<0k(x)<0 sur ]1,α[]1,\alpha[, et 11, α\alpha sont bien les seules solutions de f(x)=xf(x)=x dans [1,α][1,\alpha].

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