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Examen national 2010 — Session de rattrapage

2BAC PC SVT · Mathématiques

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Examen national du baccalauréat — Session de rattrapage 2010

Mathématiques — Filière : Sciences Expérimentales (toutes options) et Sciences et Technologies Code RS 22 — Durée : 3 h — Coefficient : 7

L’utilisation de la calculatrice non programmable est autorisée.

DomaineBarème
Exercice 1Géométrie dans l’espace3 points
Exercice 2Nombres complexes3 points
Exercice 3Calcul des probabilités3 points
Exercice 4Suites numériques3 points
Exercice 5Étude de fonctions et calcul intégral8 points

Exercice 1 — Géométrie dans l’espace (3 points)

On considère, dans l’espace rapporté à un repère orthonormé direct (O,i⃗,j⃗,k⃗)(O,\vec{i},\vec{j},\vec{k}), les points A(0,−2,0)A(0,-2,0), B(1,1,−4)B(1,1,-4) et C(0,1,−4)C(0,1,-4) et la sphère (S)(S) d’équation : x2+y2+z2−2x−4y−6z−11=0x^2+y^2+z^2-2x-4y-6z-11=0.

1. (0.5 pt) Montrer que le centre de la sphère (S)(S) est le point Ω(1,2,3)\Omega(1,2,3) et que son rayon est 55.

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(x−1)2−1+(y−2)2−4+(z−3)2−9−11=0  ⟺  (x−1)2+(y−2)2+(z−3)2=25=52(x-1)^2-1+(y-2)^2-4+(z-3)^2-9-11=0\iff(x-1)^2+(y-2)^2+(z-3)^2=25=5^2. (S)(S) a pour centre Ω(1,2,3)\Omega(1,2,3) et pour rayon 55.

2.a. (1 pt) Montrer que AB→∧AC→=4j⃗+3k⃗\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=4\vec{j}+3\vec{k} et en déduire que 4y+3z+8=04y+3z+8=0 est une équation cartésienne du plan (ABC)(ABC).

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AB→(1,3,−4)\overrightarrow{AB}(1,3,-4), AC→(0,3,−4)\overrightarrow{AC}(0,3,-4) : AB→∧AC→=∣33−4−4∣i⃗−∣10−4−4∣j⃗+∣1033∣k⃗=0i⃗+4j⃗+3k⃗.\overrightarrow{AB}\wedge\overrightarrow{AC}=\begin{vmatrix}3&3\\-4&-4\end{vmatrix}\vec{i}-\begin{vmatrix}1&0\\-4&-4\end{vmatrix}\vec{j}+\begin{vmatrix}1&0\\3&3\end{vmatrix}\vec{k}=0\vec{i}+4\vec{j}+3\vec{k}. n⃗(0,4,3)\vec{n}(0,4,3) est normal à (ABC)(ABC) : (ABC):4y+3z+d=0(ABC):4y+3z+d=0 ; avec AA : −8+d=0-8+d=0, d=8d=8. Donc (ABC):4y+3z+8=0(ABC):4y+3z+8=0.

2.b. (0.5 pt) Calculer d(Ω,(ABC))d(\Omega,(ABC)) puis en déduire que le plan (ABC)(ABC) est tangent à la sphère (S)(S).

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d(Ω,(ABC))=∣4×2+3×3+8∣02+42+32=255=5.d(\Omega,(ABC))=\frac{|4\times2+3\times3+8|}{\sqrt{0^2+4^2+3^2}}=\frac{25}{5}=5. La distance est égale au rayon : le plan (ABC)(ABC) est tangent à (S)(S).

3. Soit (Δ)(\Delta) la droite passant par le point Ω\Omega et perpendiculaire au plan (ABC)(ABC).

3.a. (0.5 pt) Démontrer que {x=1y=2+4tz=3+3t (t∈R)\begin{cases}x=1\\ y=2+4t\\ z=3+3t\end{cases}\ (t\in\mathbb{R}) est une représentation paramétrique de la droite (Δ)(\Delta).

Voir la solution

(Δ)(\Delta) passe par Ω(1,2,3)\Omega(1,2,3) et est dirigée par n⃗(0,4,3)\vec{n}(0,4,3) (normal à (ABC)(ABC)) : x=1x=1, y=2+4ty=2+4t, z=3+3tz=3+3t (t∈R)(t\in\mathbb{R}).

3.b. (0.25 pt) Démontrer que le triplet des coordonnées de HH, point d’intersection de la droite (Δ)(\Delta) et du plan (ABC)(ABC), est (1,−2,0)(1,-2,0).

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4(2+4t)+3(3+3t)+8=0  ⟺  25+25t=0  ⟺  t=−14(2+4t)+3(3+3t)+8=0\iff25+25t=0\iff t=-1, d’où H(1, 2−4, 3−3)=(1,−2,0)H(1,\,2-4,\,3-3)=(1,-2,0).

3.c. (0.25 pt) Vérifier que HH est le point de contact du plan (ABC)(ABC) et de la sphère (S)(S).

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H∈(ABC)H\in(ABC) et ΩH=02+(−4)2+(−3)2=5\Omega H=\sqrt{0^2+(-4)^2+(-3)^2}=5, donc H∈(S)H\in(S). Comme (ABC)(ABC) est tangent à (S)(S), HH est leur point de contact (c’est le projeté orthogonal de Ω\Omega sur (ABC)(ABC)).

Exercice 2 — Nombres complexes (3 points)

1. (1 pt) Résoudre dans l’ensemble des nombres complexes C\mathbb{C} l’équation : z2−83z+64=0z^2-8\sqrt{3}z+64=0.

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Δ=(83)2−4×64=192−256=−64=(8i)2\Delta=(8\sqrt3)^2-4\times64=192-256=-64=(8i)^2. z1=83−8i2=43−4iz_1=\dfrac{8\sqrt3-8i}{2}=4\sqrt3-4i et z2=43+4iz_2=4\sqrt3+4i. S={43−4i ; 43+4i}S=\{4\sqrt3-4i\,;\,4\sqrt3+4i\}.

2. On considère, dans le plan complexe rapporté à un repère orthonormé direct (O,u⃗,v⃗)(O,\vec{u},\vec{v}), les points AA, BB et CC d’affixes respectives a=8ia=8i, b=43−4ib=4\sqrt3-4i et c=2(43+4i)c=2\left(4\sqrt3+4i\right). Soit zz l’affixe d’un point MM du plan et z′z' l’affixe du point M′M' image de MM par la rotation RR de centre OO et d’angle 4π3\dfrac{4\pi}{3}.

2.a. (0.5 pt) Montrer que : z′=(−12−i32)zz'=\left(-\dfrac12-i\dfrac{\sqrt3}{2}\right)z.

Voir la solution

RR a pour centre OO : z′=ei4π3z=(cos⁡4π3+isin⁡4π3)z=(−12−i32)zz'=e^{i\frac{4\pi}{3}}z=\left(\cos\frac{4\pi}{3}+i\sin\frac{4\pi}{3}\right)z=\left(-\dfrac12-i\dfrac{\sqrt3}{2}\right)z.

2.b. (0.25 pt) Vérifier que le point BB est l’image du point AA par la rotation RR.

Voir la solution

(−12−i32)×8i=−4i−43 i2=43−4i=b\left(-\frac12-i\frac{\sqrt3}{2}\right)\times8i=-4i-4\sqrt3\,i^2=4\sqrt3-4i=b. Donc R(A)=BR(A)=B.

2.c. (0.75 pt) Montrer que : a−bc−b=12+i32\dfrac{a-b}{c-b}=\dfrac12+i\dfrac{\sqrt3}{2} puis écrire le nombre a−bc−b\dfrac{a-b}{c-b} sous forme trigonométrique.

Voir la solution

a−b=−43+12ia-b=-4\sqrt3+12i et c−b=83+8i−43+4i=43+12ic-b=8\sqrt3+8i-4\sqrt3+4i=4\sqrt3+12i. a−bc−b=−3+3i3+3i=(−3+3i)(3−3i)3+9=−3+33i+33i+912=6+63i12=12+i32.\frac{a-b}{c-b}=\frac{-\sqrt3+3i}{\sqrt3+3i}=\frac{(-\sqrt3+3i)(\sqrt3-3i)}{3+9}=\frac{-3+3\sqrt3i+3\sqrt3i+9}{12}=\frac{6+6\sqrt3i}{12}=\frac12+i\frac{\sqrt3}{2}. Forme trigonométrique : a−bc−b=cos⁡π3+isin⁡π3\dfrac{a-b}{c-b}=\cos\dfrac{\pi}{3}+i\sin\dfrac{\pi}{3}.

2.d. (0.5 pt) En déduire que le triangle ABCABC est équilatéral.

Voir la solution

∣a−bc−b∣=1\left|\dfrac{a-b}{c-b}\right|=1, donc BA=BCBA=BC ; et (BC→,BA→^)≡π3 [2π]\left(\widehat{\overrightarrow{BC},\overrightarrow{BA}}\right)\equiv\dfrac{\pi}{3}\ [2\pi]. Un triangle isocèle en BB dont l’angle en BB vaut π3\frac{\pi}{3} est équilatéral : ABCABC est équilatéral.

Exercice 3 — Calcul des probabilités (3 points)

Une urne contient huit boules qui portent les nombres suivants : 1, 1, 1, 2, 2, 2, 3, 31,\ 1,\ 1,\ 2,\ 2,\ 2,\ 3,\ 3 (les boules sont indiscernables au toucher). On tire au hasard, successivement et sans remise, deux boules de l’urne.

1. (1.25 pt) Soient AA et BB les deux événements : AA : « tirer deux boules portant le nombre 22 » et BB : « tirer deux boules dont une au moins porte le nombre 33 ». Montrer que P(A)=328P(A)=\dfrac{3}{28} et que P(B)=1328P(B)=\dfrac{13}{28}.

Voir la solution

Tirage successif sans remise : card⁡Ω=A82=8×7=56\operatorname{card}\Omega=A_8^2=8\times7=56.

card⁡A=A32=3×2=6\operatorname{card}A=A_3^2=3\times2=6, donc P(A)=656=328P(A)=\dfrac{6}{56}=\dfrac{3}{28}.

B‾\overline{B} : « aucune boule ne porte 33 » : A62=30A_6^2=30, donc P(B)=1−3056=2656=1328P(B)=1-\dfrac{30}{56}=\dfrac{26}{56}=\dfrac{13}{28}.

2. Soit XX la variable aléatoire qui à chaque tirage associe le nombre de boules portant un nombre impair.

2.a. (0.25 pt) Déterminer les valeurs prises par la variable aléatoire XX.

Voir la solution

Il y a 55 boules impaires (trois « 1 » et deux « 3 ») et 33 paires ; on tire 22 boules : X(Ω)={0,1,2}X(\Omega)=\{0,1,2\}.

2.b. (0.75 pt) Montrer que : P(X=1)=1528P(X=1)=\dfrac{15}{28}.

Voir la solution

(X=1)(X=1) : une impaire et une paire, dans l’un des deux ordres : 2×5×3=302\times5\times3=30 cas. P(X=1)=3056=1528P(X=1)=\dfrac{30}{56}=\dfrac{15}{28}.

2.c. (0.75 pt) Donner la loi de probabilité de la variable aléatoire XX.

Voir la solution

P(X=0)=A3256=656=328P(X=0)=\dfrac{A_3^2}{56}=\dfrac{6}{56}=\dfrac{3}{28} et P(X=2)=A5256=2056=514P(X=2)=\dfrac{A_5^2}{56}=\dfrac{20}{56}=\dfrac{5}{14}.

xix_i001122
P(X=xi)P(X=x_i)328\frac{3}{28}1528\frac{15}{28}514\frac{5}{14}

Vérification : 3+15+1028=1\frac{3+15+10}{28}=1.

Exercice 4 — Suites numériques (3 points)

On considère la suite numérique (un)(u_n) définie par : u0=1u_0=1 et un+1=3un21+unu_{n+1}=\dfrac{3u_n}{21+u_n} pour tout nn de N\mathbb{N}.

1. (0.5 pt) Montrer que : un>0u_n>0 pour tout nn de N\mathbb{N}.

Voir la solution

Pour n=0n=0 : u0=1>0u_0=1>0. Supposons un>0u_n>0 ; alors 3un>03u_n>0 et 21+un>021+u_n>0, donc un+1>0u_{n+1}>0.

D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : un>0u_n>0.

2. (0.75 pt) Montrer que : un+1<17unu_{n+1}<\dfrac17u_n pour tout nn de N\mathbb{N}.

Voir la solution

un+1−17un=21un−un(21+un)7(21+un)=−un27(21+un)<0(car un>0).u_{n+1}-\frac17u_n=\frac{21u_n-u_n(21+u_n)}{7(21+u_n)}=\frac{-u_n^2}{7(21+u_n)}<0\quad(\text{car }u_n>0). Donc un+1<17unu_{n+1}<\dfrac17u_n pour tout n∈Nn\in\mathbb{N}.

3. (0.5 pt) Montrer que la suite (un)(u_n) est décroissante et qu’elle est convergente.

Voir la solution

un>0u_n>0 donne 17un<un\frac17u_n<u_n, donc un+1<17un<unu_{n+1}<\frac17u_n<u_n : (un)(u_n) est (strictement) décroissante. Elle est décroissante et minorée par 00, donc convergente.

4.a. (0.75 pt) Montrer par récurrence que : un⩽(17)nu_n\leqslant\left(\dfrac17\right)^n pour tout nn de N\mathbb{N}.

Voir la solution

Pour n=0n=0 : u0=1⩽(17)0=1u_0=1\leqslant\left(\frac17\right)^0=1. Supposons un⩽(17)nu_n\leqslant\left(\frac17\right)^n. D’après 2, un+1<17un⩽17(17)n=(17)n+1u_{n+1}<\frac17u_n\leqslant\frac17\left(\frac17\right)^n=\left(\frac17\right)^{n+1}.

D’après le principe du raisonnement par récurrence, pour tout n∈Nn\in\mathbb{N} : un⩽(17)nu_n\leqslant\left(\dfrac17\right)^n.

Remarque : la version dactylographiée (MTM-Group) écrit un<(17)nu_n<\left(\frac17\right)^n pour n∈N∗n\in\mathbb{N}^* ; on suit l’énoncé officiel (⩽\leqslant, n∈Nn\in\mathbb{N}).

4.b. (0.5 pt) Déterminer la limite de la suite (un)(u_n).

Voir la solution

0<un⩽(17)n0<u_n\leqslant\left(\frac17\right)^n et lim⁡(17)n=0\lim\left(\frac17\right)^n=0 (car 0<17<10<\frac17<1). D’après le théorème des gendarmes, lim⁡n→+∞un=0\lim\limits_{n\to+\infty}u_n=0.

Exercice 5 — Étude de fonctions et calcul intégral (8 points)

I. On considère la fonction numérique gg définie sur ]0,+∞[]0,+\infty[ par : g(x)=x3−x−2ln⁡x+3g(x)=x^3-x-2\ln x+3.

I.1.a. (0.25 pt) Vérifier que : 3x3−x−2=(x−1)(3x2+3x+2)3x^3-x-2=(x-1)(3x^2+3x+2) pour tout xx de l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[.

Voir la solution

(x−1)(3x2+3x+2)=3x3+3x2+2x−3x2−3x−2=3x3−x−2(x-1)(3x^2+3x+2)=3x^3+3x^2+2x-3x^2-3x-2=3x^3-x-2.

I.1.b. (0.5 pt) Montrer que : g′(x)=(x−1)(3x2+3x+2)xg'(x)=\dfrac{(x-1)(3x^2+3x+2)}{x} pour tout xx de l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[.

Voir la solution

g′(x)=3x2−1−2x=3x3−x−2x=(x−1)(3x2+3x+2)xg'(x)=3x^2-1-\dfrac2x=\dfrac{3x^3-x-2}{x}=\dfrac{(x-1)(3x^2+3x+2)}{x}.

I.2.a. (0.25 pt) Vérifier que : 3x2+3x+2x>0\dfrac{3x^2+3x+2}{x}>0 pour tout xx de l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[.

Voir la solution

Pour x>0x>0 : 3x2>03x^2>0, 3x>03x>0 et 2>02>0, donc 3x2+3x+2>03x^2+3x+2>0 ; et x>0x>0. Le quotient est strictement positif.

I.2.b. (0.5 pt) En déduire que le signe de g′(x)g'(x) est celui de x−1x-1 sur ]0,+∞[]0,+\infty[.

Voir la solution

g′(x)=(x−1)×3x2+3x+2xg'(x)=(x-1)\times\dfrac{3x^2+3x+2}{x} avec le second facteur >0>0 : g′(x)g'(x) a le signe de x−1x-1.

I.3.a. (0.5 pt) Montrer que la fonction gg est décroissante sur l’intervalle ]0,1]]0,1] et croissante sur l’intervalle [1,+∞[[1,+\infty[.

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Sur ]0,1]]0,1], x−1⩽0x-1\leqslant0 donc g′⩽0g'\leqslant0 : gg décroissante. Sur [1,+∞[[1,+\infty[, g′⩾0g'\geqslant0 : gg croissante.

I.3.b. (0.5 pt) En déduire que g(x)>0g(x)>0 pour tout x∈ ]0,+∞[x\in\,]0,+\infty[ (remarquer que g(1)>0g(1)>0).

Voir la solution

D’après I.3.a, g(1)g(1) est le minimum de gg sur ]0,+∞[]0,+\infty[, et g(1)=1−1−0+3=3>0g(1)=1-1-0+3=3>0. Donc g(x)⩾3>0g(x)\geqslant3>0 pour tout x>0x>0.

II. On considère la fonction ff définie sur ]0,+∞[]0,+\infty[ par : f(x)=x−1+x−1+ln⁡xx2f(x)=x-1+\dfrac{x-1+\ln x}{x^2}, et soit (C)(C) sa courbe représentative dans un repère orthonormé (O,i⃗,j⃗)(O,\vec{i},\vec{j}) (on prendra ∥i⃗∥=∥j⃗∥=1 cm\|\vec{i}\|=\|\vec{j}\|=1\text{ cm}).

II.1. (1 pt) Montrer que : f′(x)=g(x)x3f'(x)=\dfrac{g(x)}{x^3} pour tout x∈ ]0,+∞[x\in\,]0,+\infty[, puis en déduire que la fonction ff est croissante sur l’intervalle ]0,+∞[]0,+\infty[.

Voir la solution

(x−1+ln⁡xx2)′=(1+1x)x2−2x(x−1+ln⁡x)x4=x+1−2x+2−2ln⁡xx3=−x+3−2ln⁡xx3.\left(\frac{x-1+\ln x}{x^2}\right)'=\frac{\left(1+\frac1x\right)x^2-2x(x-1+\ln x)}{x^4}=\frac{x+1-2x+2-2\ln x}{x^3}=\frac{-x+3-2\ln x}{x^3}. Donc f′(x)=1+−x+3−2ln⁡xx3=x3−x−2ln⁡x+3x3=g(x)x3f'(x)=1+\dfrac{-x+3-2\ln x}{x^3}=\dfrac{x^3-x-2\ln x+3}{x^3}=\dfrac{g(x)}{x^3}. Pour x>0x>0 : g(x)>0g(x)>0 et x3>0x^3>0, donc f′(x)>0f'(x)>0 : ff est (strictement) croissante sur ]0,+∞[]0,+\infty[.

II.2.a. (0.5 pt) Montrer que : lim⁡x→0x>0f(x)=−∞\lim\limits_{\substack{x\to0\\x>0}}f(x)=-\infty puis interpréter le résultat géométriquement.

Voir la solution

Quand x→0+x\to0^+ : x−1+ln⁡x→−∞x-1+\ln x\to-\infty et 1x2→+∞\dfrac1{x^2}\to+\infty, donc x−1+ln⁡xx2→−∞\dfrac{x-1+\ln x}{x^2}\to-\infty ; et x−1→−1x-1\to-1. D’où lim⁡x→0+f(x)=−∞\lim\limits_{x\to0^+}f(x)=-\infty. Interprétation : la droite d’équation x=0x=0 (l’axe des ordonnées) est asymptote verticale à (C)(C).

II.2.b. (0.75 pt) Montrer que : lim⁡x→+∞x−1+ln⁡xx2=0\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{x-1+\ln x}{x^2}=0 et que lim⁡x→+∞f(x)=+∞\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=+\infty (on rappelle que : lim⁡x→+∞ln⁡xx2=0\lim\limits_{x\to+\infty}\dfrac{\ln x}{x^2}=0).

Voir la solution

x−1+ln⁡xx2=1x−1x2+ln⁡xx2→x→+∞0+0+0=0\dfrac{x-1+\ln x}{x^2}=\dfrac1x-\dfrac1{x^2}+\dfrac{\ln x}{x^2}\xrightarrow[x\to+\infty]{}0+0+0=0. Donc lim⁡x→+∞f(x)=lim⁡x→+∞(x−1)+0=+∞\lim\limits_{x\to+\infty}f(x)=\lim\limits_{x\to+\infty}(x-1)+0=+\infty.

II.2.c. (0.5 pt) Montrer que la droite (Δ)(\Delta) d’équation y=x−1y=x-1 est une asymptote à la courbe (C)(C) au voisinage de +∞+\infty.

Voir la solution

f(x)−(x−1)=x−1+ln⁡xx2→x→+∞0f(x)-(x-1)=\dfrac{x-1+\ln x}{x^2}\xrightarrow[x\to+\infty]{}0 (II.2.b) : (Δ):y=x−1(\Delta):y=x-1 est asymptote oblique à (C)(C) au voisinage de +∞+\infty.

II.3. (0.5 pt) Montrer que y=3(x−1)y=3(x-1) est une équation de la droite tangente à la courbe (C)(C) au point de coordonnées (1,0)(1,0).

Voir la solution

f(1)=0+0+01=0f(1)=0+\dfrac{0+0}{1}=0 et f′(1)=g(1)1=3f'(1)=\dfrac{g(1)}{1}=3. Tangente : y=f′(1)(x−1)+f(1)=3(x−1)y=f'(1)(x-1)+f(1)=3(x-1).

II.4. (0.75 pt) Construire la droite (Δ)(\Delta) et la courbe (C)(C) (on admettra que la courbe (C)(C) possède un point d’inflexion unique dont la détermination n’est pas demandée).

Voir la solution

Éléments du tracé : asymptote verticale x=0x=0, asymptote oblique (Δ):y=x−1(\Delta):y=x-1 en +∞+\infty ; (C)(C) coupe (Δ)(\Delta) en (1,0)(1,0) (où x−1+ln⁡x=0x-1+\ln x=0) avec la tangente y=3(x−1)y=3(x-1) ; (C)(C) est en dessous de (Δ)(\Delta) sur ]0,1]]0,1] et au-dessus sur [1,+∞[[1,+\infty[.

Courbe $(C)$ et droite $(\Delta)$

II.5.a. (1 pt) En utilisant une intégration par parties, montrer que : ∫1eln⁡xx2 dx=1−2e\displaystyle\int_1^e\frac{\ln x}{x^2}\,dx=1-\frac2e (poser : v(x)=ln⁡xv(x)=\ln x et u′(x)=1x2u'(x)=\dfrac1{x^2}).

Voir la solution

v(x)=ln⁡xv(x)=\ln x, v′(x)=1xv'(x)=\dfrac1x ; u′(x)=1x2u'(x)=\dfrac1{x^2}, u(x)=−1xu(x)=-\dfrac1x. ∫1eln⁡xx2dx=[−ln⁡xx]1e+∫1e1x2dx=−1e+[−1x]1e=−1e−1e+1=1−2e.\int_1^e\frac{\ln x}{x^2}dx=\left[-\frac{\ln x}{x}\right]_1^e+\int_1^e\frac1{x^2}dx=-\frac1e+\left[-\frac1x\right]_1^e=-\frac1e-\frac1e+1=1-\frac2e.

Remarque : la version dactylographiée (MTM-Group) annonce 1−e21-\frac e2 et l’indication u′(x)=1x2u'(x)=\frac1{x^2}, v(x)=ln⁡xv(x)=\ln x ; le sujet officiel donne bien 1−2e1-\frac2e.

II.5.b. (0.5 pt) Montrer que l’aire du domaine plan limité par la courbe (C)(C), la droite (Δ)(\Delta) et les deux droites d’équations x=1x=1 et x=ex=e est égale à (1−1e)cm2\left(1-\dfrac1e\right)\text{cm}^2.

Voir la solution

Sur [1,e][1,e] : x−1⩾0x-1\geqslant0 et ln⁡x⩾0\ln x\geqslant0, donc f(x)−(x−1)=x−1+ln⁡xx2⩾0f(x)-(x-1)=\dfrac{x-1+\ln x}{x^2}\geqslant0 : (C)(C) est au-dessus de (Δ)(\Delta). A=∫1e(1x−1x2)dx+∫1eln⁡xx2dx=[ln⁡x+1x]1e+1−2e=(1+1e−1)+1−2e=1−1e.\mathcal{A}=\int_1^e\left(\frac1x-\frac1{x^2}\right)dx+\int_1^e\frac{\ln x}{x^2}dx=\left[\ln x+\frac1x\right]_1^e+1-\frac2e=\left(1+\frac1e-1\right)+1-\frac2e=1-\frac1e. L’unité d’aire vaut 1 cm21\text{ cm}^2 : A=(1−1e)cm2\mathcal{A}=\left(1-\dfrac1e\right)\text{cm}^2.

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